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Pourquoi il est très compliqué d’expulser un étranger ayant reçu l’ordre de quitter le territoire

Août
2016

L’agresseur des policières à Charleroi était un Algérien, en situation irrégulière, qui avait déjà fait l’objet de deux ordres de quitter le territoire. Mais comment se fait-il, dès lors, que cet homme de 33 ans se trouvait encore sur le territoire belge ?

L’homme qui a agressé les deux policières à la machette, samedi à Charleroi, était connu des services de police et était en situation irrégulière. Il avait donc été sommé de quitter le territoire belge à plusieurs reprises. Mais comme beaucoup d’illégaux, il n’a pas obtempéré.

Les procédures d’expulsion sont réglementées par l’Office des étrangers qui avoue rencontrer de nombreuses difficultés pour faire appliquer de telles décisions, notamment pour identifier la nationalité de certaines personnes. « Beaucoup de ressortissants étrangers mentent sur leur nationalité et leur langue n’est pas toujours un élément qui permet de définir leur nationalité. Quelqu’un qui parle arabe peut se dire Tunisien, mais il peut aussi être Marocain, Algérien ou Libyen. C’est très complexe, et on ne peut rapatrier une personne d’origine étrangère vers son pays que lorsqu’on aura la certitude qu’il sera repris par les autorités nationales », a confié Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers, au micro de notre journaliste Emmanuel Dupont.

Détention en centre fermé : « Il y a des priorités »

Dans certains pays, le rapatriement des illégaux serait quasi inexistant, faute d’accords diplomatiques. La Belgique a signé récemment une convention avec le Maroc, mais pas encore avec l’Algérie. […]

RTL.be

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