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Les entreprises du Dax, principal indice boursier allemand, ont embauché exactement 54 réfugiés.

Juil
2016

L’intégration de plus d’un million de réfugiés dans le marché du travail allemand est une tâche herculéenne, à l’accomplissement de laquelle les plus grands konzerns de ce pays n’ont jusqu’à présent pratiquement pas participé. C’est ce que montre un sondage de notre journal effectué auprès des 30 entreprises les plus riches de l’Indice boursier allemand (Dax), qui représentent un chiffre d’affaires cumulé de 1100 milliards d’euros et emploient environ 3,5 millions de personnes. D’après leurs propres indications, ces entreprises, prises ensemble, n’avaient embauché définitivement jusqu’au début du mois de juin que tout juste 54 réfugiés. Dont 50 pour la seule Poste allemande […]

Ces chiffres montrent à quel point il est difficile pour l’économie allemande, malgré le grand nombre de places vacantes (665 000 en juin), de donner du travail à un nombre notable de réfugiés. L’automne dernier, au début de la vague de réfugiés, de grandes attentes s’étaient manifestées dans certains secteurs. Dieter Zetsche, patron de Daimler, avait certes souligné […] que tous les réfugiés n’étaient pas de brillants ingénieurs, mécaniciens ou entrepreneurs. Mais celui qui laissait derrière lui toute son existence, avait de grandes motivations. « C’est exactement des gens comme ça que nous recherchons chez Mercedes et dans tout le pays », avait-il dit alors. Dans le meilleur des cas, cela pouvait être aussi « une des bases du prochain miracle économique allemand ». Mais le fabricant de voitures de Stuttgart n’a, selon ses propres indications, encore rien trouvé dans sa recherche de personnel, aucun réfugié n’a encore été engagé.

Depuis longtemps, Andrea Nahles (SPD), ministre fédérale du Travail, se montre, elle aussi,  plus réservée. Si elle parlait au début des « travailleurs de demain », l’accent s’est entre-temps déplacé sur « après-demain ». Les experts de l’Agence fédérale pour l’emploi mettent en avant deux obstacles de fond auxquels se heurtent les réfugiés sur le marché allemand : des connaissances en allemand insuffisantes ou nulles ainsi qu’un manque de qualification professionnelle […]

(Traduction Fdesouche)

Frankfurter Allgemeine Zeitung

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