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Le cri de détresse d’une Calaisienne (MàJ)

Août
2015

31/08/2015

Nadine habite en face du camp Jules Ferry à Calais. Retraitée paisible, la vie dans son ancien corps de ferme, aux abords de Calais, a complétement changé depuis l’installation de milliers de clandestins de l’autre coté du chemin. Elle vit aujourd’hui dans la peur, cloitrée chez elle, avec pour seul soutien, sa fille, Sarah et le collectif « Calaisiens en colère ». Sarah témoigne sur le quotidien de sa mère, résidente du chemin des Dunes, aujourd’hui à bout.


28/08/2015

C’est « le cri de détresse d’une Calaisienne en colère ». Dans une vidéo partagée sur le groupe Facebook du même nom, une habitante de Calais déplore à travers le témoignage de sa fille la présence des réfugiés sur le pas de sa porte. Marguerite Stern, « citoyenne militante », a passé trois jours dans la « new jungle ». Elle a souhaité lui répondre.

Allez, allez découvrir la diversité et la richesse du monde, elle est devant votre porte bordel. Nous n’avons pas tous cette chance.

Alors oui, il y a de la drogue, des conflits entre communautés et de la violence comme dans toutes les villes. Mais la misère attire la misère et la violence engendre la violence.

Chère Calaisienne en colère,

Il se trouve que je viens de passer trois jours chez des amis Soudanais au milieu de la « jungle » de Calais et que leur campement se trouve juste en face de votre maison. Je compte bien y retourner, mais je doute vous croiser un jour car j’ai bien l’impression que vous ne sortez jamais de votre royaume fortifié.

À défaut de vous dire ma rancœur et mon incompréhension en personne, je le fais par les médias. Peut-être ce message vous parviendra-t-il, ou parviendra-t-il à d’autres qui pensent comme vous que lorsque la misère se pose devant leur porte il est préférable, au mieux, de l’ignorer, sinon de la rejeter, alors qu’il est de notre devoir de l’accueillir.

Si seulement vous pouviez prendre la peine d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté du chemin qui vous sépare de ceux qu’on appelle les « migrants »… […]

Quand un soir de pluie je suis allée pisser dans les toilettes sèches qu’ils ont construites, ils se sont excusés.

Mais ça n’est pas à eux de s’excuser, madame, c’est à l’État français non pas de s’excuser d’ailleurs, mais d’agir. C’est aux gens qui nous gouvernent qu’il faut reprocher l’existence de ce ghetto, pas à mes amis.

Dans leurs pays, on voile les femmes, on les parque à l’intérieur des foyers et l’on pratique la polygamie. Pourtant, moi petite blonde avec mon pull rose, je n’ai jamais eu de problème, je n’ai jamais été sifflée ou harcelée comme je peux l’être en plein milieu du 5e arrondissement de Paris. J’ai laissé mon appareil photo et mon portefeuille dans une yourte pendant que j’allais me promener sans craindre qu’on me vole. […]

Source


17/08/2015

Une calaisienne raconte la réalité de ce que sa mère subit au quotidien depuis l’implantation du camp de migrants Jules Ferry.

Source

Merci à MireilleDark et coocool

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