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Paris : 200 clandestins occupent un lycée. (MàJ : pas d’expulsion envisagée par la Mairie )

Août
2015

03/08

Yacoub a fui le chaos libyen il y a quatre ans. Il est soulagé d’avoir retrouvé un toit.

La mairie de Paris n’envisage pas d’expulser les clandestins réfugiés au lycée Jean Quarré.

Au lycée Jean Quarré, les migrants bénéficient de l’eau chaude et de l’électricité.

Dans ce bâtiment désaffecté, la vie s’organise. Mais le recensement des personnes qui s’y trouvent pose problème.

La situation n’avance pas pour les migrants du lycée Jean Quarré dans le 19e arrondissement de Paris. Depuis vendredi, plus d’une centaine de clandestins, tout juste évacués de la Halle Pajol, occupe l’établissement désaffecté. Lundi, la mairie de Paris a voulu montrer qu’elle prenait la situation en main en convoquant la presse pour lui expliquer son plan de bataille. Bruno Julliard, premier adjoint au Maire, assure que la Ville a «pris ses responsabilités avec l’aide d’associations telles que France Terre d’Asile et Emmaüs». L’idée est simple: établir un recensement des migrants sur place, afin de les placer dans des centres d’hébergement d’urgence. Mais la demande, immédiatement lancée auprès du Collectif de soutien aux migrants de la Chapelle, qui s’occupe de ces clandestins, est pour l’instant laissée sans suite.

Ces migrants, pour la plupart originaires d’Afrique Subsaharienne et d’Afghanistan, «ne supportent pas de donner leur identité à l’Etat, ils ont peur d’être arrêtés», confie Blaise, membre du Collectif. «Quand une équipe de la Mairie de Paris est venue le samedi pour obtenir la liste des noms, personne ne le lui a donné», explique-t-il. […]

Bruno Julliard l’assure, il n’est pas question d’avoir recours à une intervention policière dans le lycée Jean Quarré. Mais l’établissement, s’il fait partie de ces bâtiments susceptibles de se transformer un jour en centre d’hébergement, doit d’abord être soumis à des tests techniques afin d’en vérifier la salubrité. Une visite pour l’instant refusée par les occupants.

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02/08-23h20

Depuis vendredi soir, 200 clandestins, majoritairement des Soudanais et des Afghans, squattent un lycée désaffecté dans le XIXe arrondissement. Pour « apaiser les tensions avec les riverains », les membres du collectif «La Chapelle en lutte», font du porte-à-porte. Et organisent ce dimanche soir une fête dans l’enceinte du lycée..

Les cinq bénévoles enchaînent les étages, et parfois les échecs. En ce dimanche après-midi ensoleillé, les habitants semblent avoir déserté leur appartement. D’autres n’hésitent pas à leur claquer la porte au nez quand ils voient à qui ils ont à faire.

Au premier étage du bâtiment D de la rue Jean-Quarré, Nadjat est la première à ouvrir la porte. Elle prend volontiers le tract donné par les militants du collectif de soutien. «C’est très bien de se rencontrer et de discuter, les migrants ne me gênent absolument pas, ils ont le droit d’avoir un lieu pour pouvoir se poser». Après quelques minutes de discussion, elle avoue tout de même «avoir peur pour [s]a petite fille. Elle rentre toute seule le soir, et je ne peux pas m’empêcher d’y penser».

Malgré ses craintes, Nadjat compte bien se rendre au barbecue, équipée de couvertures et de vêtements pour les migrants. Mais dans ce quartier paisible, leur présence n’est pas du goût de tous. «Jusqu’ici nous avons été super bien reçus par les riverains et il y a beaucoup de solidarité, se félicite Lyes Louffok, affiche à la main et membre du collectif. Mais on a aussi appris qu’une pétition était lancée contre les migrants, notamment à cause du bruit.» Pour lui, c’est important que les citoyens se mobilisent en leur faveur, «comme ça, nous pèserons davantage dans le rapport de forces avec la mairie.» […]

Au septième étage, l’accueil est plus accueillant. Djamel, 44 ans, compte également venir à la petite fête : «Je suis d’origine algérienne, je peux donc comprendre leur situation. S’ils ne font pas de mal, et le temps qu’ils trouvent une solution, ça ne me dérange pas du tout qu’ils soient là. Mais ce n’est pas à nous de gérer ça, c’est au gouvernement de trouver des solutions.» Il reconnaît tout de même une gêne dans le voisinage :

«J’en ai parlé avec quelques voisins, et certains ne sont pas du tout d’accord. C’est vrai qu’il y a des gens racistes ici, ils n’aiment pas les étrangers…»

Miguel et sa femme Nadia sont très remontés contre l’occupation, à quelques mètres de chez eux : «On a été mis devant le fait accompli, on ne supporte pas ça. Il y a du bruit jusqu’à une heure du matin, ce n’est pas acceptable. Il y a beaucoup de familles ici. Nous, on paye un loyer, et eux squattent ce lycée, c’est illégal. C’est un lieu qui ne leur appartient pas.»

Au fil de la discussion, la tension baisse d’un cran. Les cinq bénévoles du comité de soutien expliquent leur démarche et la situation : «Ce sont les migrants qui ont été évacués du métro La Chapelle il y a deux mois. La mairie a proposé une solution pour certains d’entre eux, mais souvent loin de Paris, sans aide financière, sans nourriture et sans accès aux soins. Ils sont donc repartis dans la rue. Il y a plus de 11 millions de mètres carrés vacants à Paris mais la mairie ne veut rien faire.»

Face à ce problème, le couple tient également la municipalité pour responsable de la situation: «Qu’est-ce que la mairie a prévu pour eux ? Quelle est sa ligne de conduite ? Il faut qu’elle clarifie sa position sinon ça peut leur coûter des voix…» […]

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Merci à fran95_5


01/08


31/07

La centaine de clandestins qui occupait depuis hier le local de l’association féministe Ni putes ni soumises (NPNS) a quitté les lieux en fin d’après-midi aujourd’hui pour investir l’annexe d’un collège voisin dans l’est de Paris. En compagnie de quelques-uns de leurs soutiens, ils ont gagné peu avant 17H30 une annexe du collège Guillaume-Budé, située rue Jean-Quarré dans le XIXe arrondissement.

Environ deux tiers d’entre eux ont pénétré dans l’enceinte en escaladant les grilles de l’établissement, sous les yeux d’une dizaine de policiers, tandis que le tiers restant demeurait à l’extérieur. Les occupants restaient dans la cour, sans pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Selon une riveraine, une partie de ces locaux, un ancien lycée hôtelier sert désormais ponctuellement pour certaines activités extra-scolaires des collégiens de Guillaume-Budé. Une autre est utilisée par une association théâtrale.

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Evacués la veille du camp établi là, des migrants se sont regroupés ce jeudi dans l’entrée et devant les locaux de la Maison de la mixité, rue des Rigoles, qui héberge NPNS, dans le XXe arrondissement.

Une centaine de migrants ont investi jeudi les locaux de l’association féministe Ni putes, ni soumises (NPNS) situé dans l’est de Paris. Les migrants, en majorité des Afghans, stationnent dans l’entrée et devant les locaux de la Maison de la mixité, rue des Rigoles, qui héberge NPNS, dans le XXe arrondissement. Selon une riveraine, ils sont arrivés vers 11 heures, dans le calme. […]

Depuis début juin, les évacuations de campements de migrants se multiplient dans le nord de Paris, avec des propositions de relogement pour les clandestins, le temps d’examiner leur demande d’asile. Mais de nouveaux arrivants se réinstallent souvent dans la foulée dans les sites évacués. Beaucoup de migrants, arrivés par bateau en Italie depuis la Libye, souhaitent rejoindre le Royaume-Uni, et Paris constitue une étape vers la région de Calais, où plus de 3.000 migrants, essentiellement Érythréens, Éthiopiens, Soudanais et Afghans, vivent dans des bidonvilles.

Un chiffre record de 137.000 migrants ont traversé la Méditerranée au premier semestre 2015.

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Attentat évité de Villejuif : un projet téléguidé depuis la Syrie par des djihadistes français (Màj vidéo)
Montgenèvre (05) : un "passeur" Jordanien fait entrer cinq Palestiniens en France

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