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Orly : la justice ordonne la réintégration d’un salarié islamiste en tant qu’agent d’escale

Juin
2015

Discriminé dans son droit à exercer son travail et à subvenir aux besoins de sa famille, M. D, agent d’escale à l’aéroport d’Orly a obtenu, le 12 mai 2015 dernier, réparation de la part du Tribunal administratif de Versailles.


Le 25 février 2015, le préfet du Val-de-Marne avait refusé de renouveler l’habilitation permettant à M. D de se rendre sur la zone de sûreté des aéroports et accessoirement, d’exercer son travail.

Cette décision inique se fondait sur une enquête administrative de police daté du 6 février 2015, et qui avait estimé que « la moralité ou le comportement de l’intéressé ne présente pas les garanties requises pour la sûreté de l’Etat ».

S’arrêtant net sur cette déclaration impérieuse, aucun élément ne venait appuyer cette conclusion. Elle était destinée à s’imposer tel quel, quand bien même elle privait M. D de son salaire mensuel et de son droit à disposer d’une vie privée et familiale décente.

Lorsque l’on sait l’hystérie qui s’est emparée des services judiciaires après les attentats de janvier à Paris, de telles précisions sont pourtant indispensables pour distinguer le bien fondé, de la suspicion la plus triviale, imprégnée des dérives islamophobes prononcées quotidiennement par la sphère médiatique et politique.

Conscient que ses droits les plus fondamentaux étaient bafoués, M. D s’est rapproché du CCIF pour obtenir gain de cause. Et il a eu bien raison. La justice, par l’intermédiaire du tribunal administratif de Versailles a rendu une décision salutaire et a reconnu le caractère pleinement infondé du refus de M. le Préfet.

Elle s’est en parti fondé sur l’exemplarité du travail de M. D plébiscité par son employeur depuis son entrée en fonction en 2003 à l’aéroport d’Orly.

Il est exigé la suspension pure et simple de l’arrêté du Préfet de Val-de-Marne.

Le Préfet devra, compte tenu de la situation d’urgence caractérisée par les contraintes financières de M.D lui accorder le renouvellement de sa carte d’habilitation dans un délai de 15 jours, sous peine d’une astreinte de 100 euros à chaque jour de retard.

Sachez que nous sommes dans un pays disposant d’un arsenal juridique fort et que vous devez défendre vos droits, afin qu’à l’image de ce préfet, on ne puisse impunément vous discriminer au mépris du cadre légal français…

CCIF

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