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Le ventre est-il notre second cerveau ? (Audio)

Jan
2015

Cette émission de Science Publique fournit des informations captivantes sur le système intestinal, que la science commence à considérer comme notre second cerveau. Riche d’une centaine de millions de neurones, celui-ci gère de manière indépendante la désagrégation et l’assimilation des aliments. Mais surtout, il héberge une population de cent mille milliards de micro-organismes – dix fois le nombre de nos cellules – constitués en majorité de bactéries. La composition de cet écosystème, nommé microbiote, est spécifique à chaque individu.

Il contiendrait en effet plusieurs centaines de millions de neurones. Mais ce qui distingue surtout nos entrailles de notre encéphale, c’est la population qui l’habite. Il s’agit du microbiote intestinal, ou flore intestinale, qui contient pas moins de 100.000 milliards de micro-organismes. Soit deux fois plus que le nombre de cellules qui composent notre propre organisme.

Longtemps, cet univers intérieur est resté largement inexploré. Mais depuis les années 2000, la baisse du coût des techniques de séquençage de l’ADN permet aux chercheurs d’étudier ces populations de bactéries sans avoir à les cultiver en laboratoire. Ils commencent ainsi à analyser les 400 ou 500 espèces que nous abritons et qui participent activement à la fermentation des aliments mais aussi à l’entrainement de notre système immunitaire ou à la fabrication de vitamines.

Des expériences réalisées sur des souris ont montré qu’en remplaçant le microbiote d’une souris agressive par celui d’une souris ordinaire, cela changeait le comportement de la souris transplantée. Les équilibres complexes en constant réajustement au sein du microbiote sont impactés par la nourriture que l’on ingère. La science est toutefois très loin de pouvoir décrire et comprendre le fonctionnement ce véritable univers intérieur.

Invités : Fabrizia Stavru, chargée de recherche CNRS, elle travaille au sein de l’Unité des interactions Bactéries-Cellules, dirigée par Mme Pascale Cossart à l’Institut Pasteur. Ces travaux portent sur les effet de l’infection par la bactérie Listeria monocytogenes sur les mitochondries de la cellule hôte. Aude Bernheim, ingenieure des Ponts Eaux et Forêts, doctorante à l’Institut Pasteur. Pierre-Henri Gouyon, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’Agro Paris-Tech et à Sciences Po

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