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Princesses, pop stars & girl power

Oct
2014

En un siècle seulement, la culture girly s’est imposée à la moitié de l’humanité, de New York à Tokyo en passant par Paris, Berlin ou Séoul. L’histoire d’un hold-up, d’une épopée, voire d’un complot, qui a imposé le « rose » comme « la » couleur étendard des filles. Une couleur gaie qui renvoie aux bonbons, aux voitures américaines des fifties et, surtout, à la chair…

Avec un argument phare, proclamé en toute mauvaise foi : ceux qui la trouvent mièvre ne sont que de grossiers misogynes !

Innocence et provocation

Devenu le symbole de cette pop culture mondiale, le rose est toujours empreint d’une certaine dose d’humour et d’esprit décalé. Cette culture a ses icônes (Barbie, Candy, les Dolls Bratts, Hello Kitty…) et ses codes vestimentaires, de la mode « princesse » des supermarchés à la haute couture « porno-chic » version Gucci ou Prada, jouant sans cesse entre innocence et provocation, petite fille et prostituée.

Elle a aussi ses héroïnes fictionnelles, des romans de la « chick-lit » aux films et séries américaines (Sex in the city, Desperate housewives, Gossip girl…) ; ses blogs (« Little Miss Paris », « Pink Attitude ») et ses blogueuses (Margaux Motin ou Pénélope Bagieux en France, Fashion Bomb Daily ou The Sartorialist aux États-Unis, LesMad en Allemagne…).

Elle a même généré des sous-cultures, telles les lolitas japonaises, et influencé certains pans de la culture gay qui s’est réapproprié ses codes. À travers un kaléidoscope des expressions de la culture girly, ce film s’attache à montrer comment, via le marketing, la société de consommation a construit les stéréotypes de la féminité, et comment aujourd’hui les femmes s’en emparent et les revendiquent.

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