Plein ecran

Trou noir comptable à l'OTAN

Juin
2014

On ne sait pas exactement où vont les milliards d’euros dont bénéficie l’OTAN, rapporte mardi De Morgen sur la base d’une enquête de la Cour des comptes néerlandaise.

Les représentants des 28 États membres de l’OTAN, dont la Belgique, ne savent pas combien d’argent public leur pays consacre à l’Alliance et comment il est utilisé. Les ambassadeurs de l’OTAN sont au courant de cette comptabilité opaque mais aucune solution ne semble sur le point d’aboutir, analyse la Cour des comptes. Les contrôleurs rendent désormais l’information publique pour imposer le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OTAN.

« Certains rapports ne sont pas publics en raison de leur caractère confidentiel« , se défend l’OTAN. « Les alliés conservent cependant un contrôle complet sur le niveau des coûts et comment l’argent est dépensé. »

L’opacité de la comptabilité de l’Alliance est politiquement sensible, notamment parce que le budget des pays de l’OTAN alloué à la Défense est souvent remis en question. Il n’existe cependant pas d’informations sur le montant du budget national consacré à l’Alliance et sur l’efficacité des dépenses, ajoute De Morgen.

L’Otan se veut rassurante

De son côté, l’Otan assure savoir comment l’argent des pays alliés est dépensé. « Le budget civil de l’Otan est dans sa totalité continuellement audité par le Collège international des commissaires aux comptes » de l’Alliance, un organe indépendant chargé de l’audit externe des comptes de l’organisation, a affirmé la porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, dans une déclaration faite à l’agence BELGA.

Selon Mme Lungescu, le Conseil a décidé en 2012 « afin d’accroître la transparence », de publier tous les rapports non classifiés (secrets) sur le site internet de l’Alliance « au cas pas cas ». Le premier rapport devrait être publié en juillet.

La porte-parole a toutefois averti que certains rapports, bien qu’examinés par les alliés, ne peuvent être publiés en raison de la nature classifiée des matières analysées.

L’Echo

Aidez-nous à administrer ce site

 

 


 

Abonnement mensuel

 

Abonnement hebdomadaire

Commentaires

X