Plein ecran

Antisémitisme, islamophobie, montée du FN… « Où est passé l’esprit Charlie ? » s’interroge la LICRA

Mar
2015

Martine Strohl préside la Licra départementale depuis vingt ans. Pour elle, malgré les rassemblements du 11 janvier… Rien n’a changé. […] Pourfendeuse de la xénophobie ordinaire depuis son adolescence, elle adhère à la Licra en 1990. Quatre ans plus tard, elle accepte la présidence de l’antenne départementale. Cette infatigable militante entame donc sa 21e année à la tête de l’association antiraciste.

[…] « Lors d’enquêtes, on a remarqué qu’il y avait plus de racisme en zone rurale, là où il n’y a presque pas d’étrangers. On en déduit que c’est plus de la méconnaissance : on n’est pas raciste en Touraine. Par contre avec la montée de l’islamophobie on sent dans certains quartiers, par exemple à Joué-lès-Tours, beaucoup de racisme, non seulement vis-à-vis des personnes d’origine maghrébine, mais aussi l’inverse : les gamins qui se sentent rejetés réagissent en se repliant. » […]

Les élections territoriales approchent. On annonce 33 % des voix au FN…

« L’extrême droite est un faisceau idéologique qui rassemble les mécontents de la société, notamment en période de crise sociale. Le FN s’est toujours appuyé sur des thèses discriminatoires, comme la haine de l’immigré, le tout sécuritaire, l’islamophobie, l’homophobie, l’antisémitisme, la xénophobie. Les gens ne s’en rendent pas toujours compte. »

Nous sommes le 8 mars. La Licra lutte aussi contre le sexisme : sur ce thème, nous progressons ?

« Il y a encore beaucoup de travail à faire, notamment sur la radicalisation des religions. On a vu des manifestations homophobes, contre l’avortement… Et je crois que les religions y sont pour beaucoup, quelle qu’elles soient. Il faut qu’on arrête de parler des religions, qu’on les mette de côté, qu’on rappelle que la laïcité est une séparation de la religion et de l’État, et que l’on arrête de manifester en leur nom ! »

Source

Sélestat (67) : encore un bus incendié ; le 17e en Centre-Alsace en un peu plus d’un an
Marseille (13) : un couple sème la terreur dans le centre ville

Commentaires

Accueil
Menu