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Egalité et Justice, le parti islamo-turc aux départementales (MàJ : Affiche)

Mar
2015

14/03/15

Affiche du candidat du parti « Egalité et Justice » dans le canton d’Audincourt sans le visage de son binôme féminin.

06/03/15


Le manifeste du PEJ

PEJ Manifeste Fr


Egalité et Justice, le parti islamo-turc qui se lance aux départementales
La présentation de ses candidats dans dix cantons à Strasbourg, Colmar, Belfort, Montbéliard, Pontarlier et Besançon aux départementales n’a pas créé la même polémique que pour l’Union des démocrates musulmans de France (UDMF). Le parti Egalité et Justice (PEJ) n’en est pas moins un parti communautaire, issu de la diaspora turque. Le président de sa fédération du Bas-Rhin, Fatih Karakaya, préfère le définir comme un « parti laïque qui défend les valeurs familiales et traditionnelles des musulmans et des minorités ».

(…)Le parti défend également, noir sur blanc dans son manifeste, le « communautarisme », présenté comme l’une de ses « priorités ». « Le regroupement de personnes au sein d’une structure ou autour d’un projet commun sur base de leurs similitudes culturelles ou religieuses est très mal perçu en France », regrette le parti qui propose la création « d’un organe communautaire chargé de surveiller le processus législatif ». Parmi les lois que le PEJ entend adapter, celle de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. « Notre parti milite pour redéfinir la laïcité tout en garde (sic) à l’esprit le principe de la séparation des pouvoirs mais néanmoins mettre en place des accommodements raisonnables concernant les musulmans (…). »
Contre le « positionnement libertin de la société française »

(…) « On a notre culture, notre tradition, nous l’assumons », répond Fatih Karakaya qui voit déjà plus loin. Aux régionales, le PEJ, qui revendique 200 sympathisants, espère présenter des candidats dans les nouvelles régions Alsace-Champagne-Lorraine, Bourgogne-Franche-Comté et « pourquoi pas l’Ile-de-France ». « Nous avons également des demandes à Lyon », souligne le responsable du PEJ qui a comme objectif d’atteindre 5000 adhérents dans les deux ans qui viennent. Et de présenter même un candidat à une élection présidentielle. « On sait que certains vont fantasmer à la Houellebecq. Mais on n’est pas là pour diriger la France. On pense simplement qu’un jour, si un président d’origine musulmane est élu, ça serait bénéfique. »

L’Express


19/02/15

Le Parti Égalité Justice (PEJ) vient de naître. Issu de la communauté turque, ce parti veut revenir sur l’interdiction du voile à l’école, intégrer l’Islam dans la loi de séparation de l’Église et de l’État, défendre les Palestiniens et revoir la loi sur le mariage pour tous. Après une réunion samedi soir à Strasbourg, le PEJ annonce présenter des candidats dans trois cantons du Bas-Rhin et à Colmar, ainsi qu’en Franche-Comté.

(…) Une cinquantaine de personnes, en vaste majorité des hommes, se sont déplacées pour participer à l’une des premières réunions du Parti Égalité Justice (PEJ), un nouveau parti politique musulman. Issu de la communauté d’origine turque, le PEJ a l’ambition de présenter des candidats « issus de la diversité » à toutes les élections françaises, « sauf l’élection présidentielle ».

Dès les élections départementales, le PEJ présentera trois binômes dans le Bas-Rhin, sur les cantons de Strasbourg-2, Strasbourg 3 et Schiltigheim (voir notre carte interactive), et un binôme à Colmar. Pour le responsable bas-rhinois du PEJ, Fatih Karakaya promet :

« Ce parti vous accepte avec votre voile et votre barbe. J’ai été au PS et à EELV, mais dans ces partis, si vous ne levez pas votre verre à la fin des réunions, vous ne grimperez jamais. On m’a écarté des réunions, on a empêché que je sois tête de liste. Tous les jours on parle de l’Islam : Jean-François Copé, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet, Éric Zemmour… alors que les musulmans n’ont pas demandé à être sur la place publique. Mais aujourd’hui, le vivre-ensemble en France est en danger, nous devons agir, dans les médias et en politique. »

Puis le vice-président du PEJ prend la parole, il s’agit de Kadir Guzle, conseiller municipal à Obernai, passé par l’UMP :

« En France, il y a 13% de musulmans (chiffres issus d’un blog, ndlr) mais les musulmans ne représentent pas une force politique. Les élus issus de la diversité ne représentent que 6,68% de l’ensemble et ils restent muets quand les partis traditionnels traitent de l’Islam. Chaque voix du PEJ, chaque bulletin, ce sont des voix que nous allons récupérer après les avoir prêtées aux autres partis. »

La salle applaudit, mais tous sont convaincus. Les candidats et leurs suppléants sont dans la salle ainsi que les responsables du Cojep (Conseil pour la justice, l’égalité et la paix) International, France et Grand-Est (tous vivent en Alsace). Cette association culturelle turque fondée à Belfort par Ali Gedikoglu est activement soutenue par Ankara depuis que l’AKP a pris le pouvoir en Turquie en 2002. Elle a mobilisé ses membres contre le projet de loi réprimant la négation du génocide arménien en 2006 et est à l’origine du rapprochement entre Strasbourg et Kaiseri, bastion de l’AKP, en 2010 comme le relate Slate.fr. (…)

Cette fois, l’objectif du PEJ est de présenter des candidats dans toute la France, avec un programme d’envergure nationale comme le détaille Kadir Guzle, par ailleurs président du Cojep France :

 » (…) Repenser la laïcité, pour permettre la pratique sociale et publique de la religion, obtenir un jour férié pour l’Aïd et permettre des menus hallal dans les cantines. Et puis nous demandons l’abolition de la loi interdisant le port du voile à l’école. Enfin, nous demandons que soit mis fin à l’enseignement de la théorie du genre à l’école et que la loi sur le mariage homosexuel soit revue. » (…)

Source

Nouveau chant de propagande de l'Etat Islamique : "Il nous faut taper la France"
Valls, Sarkozy, Devidjian, Bartolone : ces politiques qui revendiquent leurs origines étrangères

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