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Montfermeil (93) : uniformes, levée de drapeau… Les méthodes atypiques d’une école privée très républicaine (Màj : fermeture)

05/07

05/07/2020

Créé en 2012 à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), dans un des territoires les plus démunis de l’Ile-de-France, le Cours Alexandre Dumas, école pionnière et vitrine du réseau Espérance banlieues (16 écoles, 700 élèves du CP à la 3e), fermera ses portes à la rentrée, a annoncé le réseau dans un communiqué daté du 28 mai. « Dans le contexte du Covid-19 » et « après avoir procédé à un examen des ressources nécessaires pour la rentrée 2020, l’association de l’école du cours Alexandre Dumas, en concertation avec le réseau, a dû prendre la décision difficile de fermer l’école ». Une très mauvaise nouvelle pour la cinquantaine d’élèves que compte l’établissement (un chiffre en baisse depuis quelques années), pour les familles qui l’ont fréquenté pendant ses huit années d’existence, pour les professeurs qui s’y sont dévoués et pour la justice scolaire dans les quartiers difficiles.

Le principe de financement des écoles Espérance banlieues demande qu’au moins 60% des fonds viennent de la société civile locale (entreprises, bénévoles, etc.). Les scolarités des familles (autour de 50 euros par mois) ne financent que 10% du fonctionnement. Le réseau paie ce qui manque, en attendant que chaque école arrive à s’autofinancer à terme. Le Cours Alexandre Dumas n’a jamais connu de pérennité financière depuis 8 ans, parce qu’en Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs, le tissu local est très pauvre. Un coup très dur pour l’existence d’une offre scolaire de qualité dans les quartiers les plus déshérités…
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FamilleChrétienne.fr


19/02/2015 : Au collège des citoyens

C’est un collège privé installé au milieu d’une cité de Montfermeil. Créé en 2012, le cours privé Alexandre Dumas accueille aujourd’hui une centaine d’élèves, à 90% de confession musulmane. L’objectif du directeur : apprendre le “vivre ensemble” à ces enfants issus des quartiers et leur éviter l’échec scolaire.

Reportage de l’émission « Sept à huit » diffusé sur TF1 le 15 février 2015

La minute de silence en hommage aux victimes des attentats a été respectée par tous les élèves de l’école Alexandre Dumas, à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Une école privée qui accueille 98% de musulmans, pour certains en grande difficulté et dont les méthodes atypiques portent leurs fruits selon sa responsable, invitée de RMC ce vendredi.


Ses méthodes sont empruntées à l’école de nos parents ou grands-parents, et même à l’armée, et pourtant elles sont remises au goût du jour par les incidents qu’ont connu des établissements scolaires le 8 janvier pendant la minute de silence en mémoire des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. Des incidents qui reposent la question des valeurs républicaines et de l’autorité à l’école.

On parle de l’école Alexandre Dumas, à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Un établissement privé, mais « non confessionnel », créé en 2012 et qui accueille 108 élèves de la primaire au collège dont 98% sont musulmans, certains en grande difficulté. L’année scolaire coute 750 euros, le reste du financement est apporté par des dons. C’est la “Fondation espérance Banlieue” qui a financé l’installation de cette école. Sa responsable, Anne Coffinier, était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi.

A Alexandre Dumas, on porte l’uniforme : polo blanc, sweat, pantalon ou jupe noire. Les professeurs aussi doivent avoir des tenues soignées, notamment veste et cravate pour les hommes. L’élève le plus méritant de la semaine a le privilège de faire la levée de drapeaux (français et européen) qui a lieu chaque lundi matin, devant tout le corps professoral et tous les élèves. A cette occasion, les élèves, main sur le cœur, récitent la phrase suivante : « Pour remercier nos parents et notre pays qui nous permettent d’étudier « ….

Surtout, tout est fait pour impliquer au maximum les parents. Échec ou réussite de chaque élève est signalé immédiatement par texto aux parents. « Et en cas de faute disciplinaire grave – nos élèves ne sont pas des petits anges -, le directeur explique le problème avec les parents et tous ensemble cherchent une solution éducative dans son bureau.

Puis l’élève rentre. Il voit le directeur et ses parents du même côté du bureau. ce sont les parents qui annoncent à leur enfant la sanction. Ainsi, l’élève ne peut plus jouer les parents contre l’école, et ça restaure l’autorité des parents aux yeux des enfants ». Quant à la cantine, « chacun amène son panier repas, et la question est réglée« ….

RMC

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