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Université Toulouse II : Occupation des locaux levée par la police (MàJ : 150.000 euros de dégâts et cas de gale)

Déc
2014

Addendum 24/12/14 : Préjudice de 150.000 euros et désinfection des locaux pour cause de gale.

[…] Menaces, vols, dégradations quotidiennes… Pendant un mois, l’administration de l’université a vu la situation se dégrader. Selon Jean-Michel Minnovez, président de Jean-Jaurès, le montant des dégâts est considérable.

«Aujourd’hui, nous estimons le préjudice à environ 150 000 €. Des caméras, des tables, des chaises, et surtout des serrures ont été dégradées à plusieurs reprises. En plus de cela, les cinq locaux occupés ont été recouverts de tags et d’inscriptions outrancières. Visiblement les occupants étaient dans une logique de casse et de vol», considère-t-il. […]

À l’ouverture de la porte du foyer de géographie, fief symbolique du mouvement, a succédé une scène ahurissante. En pénétrant dans la salle, les policiers ont interrompu une dizaine de jeunes qui discutaient sur un canapé. Au moment de l’évacuation, l’un d’entre eux a essayé de dissuader les CRS en leur indiquant qu’il était atteint de la gale. L’information a été confirmée quelques heures plus tard, et a entraîné une désinfection totale des locaux.

En définitive, seize personnes ont été «expulsées» dont un mineur en fugue conduit au commissariat. «Les cours reprendront normalement le 5 janvier 2015. Nous ne nous laisserons plus surprendre par ce mouvement inédit. L’occupation illégale est terminée. Place au nettoyage et à la désinfection», a conclu le président de l’Université. […]

La Dépêche du Midi

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Addendum 23/12/14 : Évacuation par les forces de l’ordre.

squat université toulouse II

[…] Les forces de l’ordre ont évacué dans le calme mardi matin quelque 25 militants encore ensommeillés sur le site de l’Université Toulouse-II-Jean-Jaurès (anciennement Le Mirail) qu’ils occupaient depuis plusieurs semaines.

[…] Les autorités appliquaient une décision de justice en référé obtenue par l’université auprès du tribunal administratif, après l’occupation de plusieurs salles de bâtiments et l’installation de baraquement de fortune dans les allées de l’UT2J. […] Ce week-end, quelques dizaines d’entre eux continuaient toutefois à camper en plein milieu de l’université. […]

Outre la désorganisation des cours dans certains départements, principalement en lettres, philosophie et géographie, des dégradations ont été commises sur les murs et dans des salles dans plusieurs bâtiments. Et du matériel a été volé ou cassé: des vidéoprojecteurs, des ordinateurs, du câblage, etc. Le président de l’université confiait en fin de semaine dernière au Figaro qu’il comptait plus de 100 000 euros de dégâts…

Les jeunes, essentiellement des gauchistes et anarchistes ont quitté les lieux dans le calme accompagnés d’une meute de chiens qui vivaient avec eux. Ils ont laissé derrière eux des tentes, des baraques en bois, des tables et du linge accroché sur des cordes.

Le Figaro

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Addendum 10/12/14 :

ZAD Mirail
Le président veut faire « le pari de l’intelligence ». La veille, au Conseil d’administration, un « zadiste » (debout sur le bureau) lui montrait son cul.

Saisi en référé le 2 décembre, par Jean-Michel Minovez, le président de l’université Jean-Jaurès, pour «occupation illégale du domaine», le tribunal administratif de Toulouse a ordonné, hier, l’évacuation «sans délai» du campus. […]

Le président a précisé qu’il leur laissait un «délai raisonnable de quatre à cinq jours», la où la loi n’en laisse que deux, en espérant que la raison l’emportera. «Je fais le pari de l’intelligence», dit-il. Faute de quoi «les moyens nécessaires seront utilisés». […] – La Dépêche du Midi

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09/12/14 :

C’est une première : une consultation électronique des étudiants s’est tenue à l’université Toulouse Jean-Jaurès, anciennement Le Mirail, pour tenter de dénouer une crise qui mélange demande de moyens dans un contexte de restrictions budgétaires et dénonciation des violences policières après la mort de Rémi Fraisse à Sivens.

La révolte secoue l’université depuis la mi-novembre, se traduisant par des journées de blocages partiels de l’université, des suspensions de cours et l’occupation d’une partie du campus.

Les participants se sont largement prononcés, lundi 8 décembre, « contre le blocage de l’université comme moyen d’action ». Le président de l’université, Jean-Michel Minovez, se réjouit de « résultats très nets, très francs : 5 500 étudiants qui s’expriment, c’est plus que dans n’importe quelle assemblée générale et deux fois plus que dans une consultation électorale classique ». […] – Le Monde

NDLR : Aujourd’hui 9 Décembre, l’AG a déclaré le vote électronique nul et a voté le blocage de l’Université jusqu’à la prochaine AG.

Université Toulouse II Jean Jaurès

Université Toulouse II Jean Jaurès

Université Toulouse II Jean Jaurès

(merci à kakatoès)

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