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Toulouse : À l’hôpital Purpan, la violence dépasse les vigiles désarmés par le procureur

Sep
2014

Les agents de sécurité de l’hôpital Purpan, n’ont plus les moyens d’assurer la sécurité dans les services notamment aux urgences. Ils demandent des effectifs supplémentaires et des moyens de protection.

«Nous sommes régulièrement confrontés à des gens surexcités parfois armés de couteau, de machettes, contre lesquels nous sommes démunis, témoigne un vigile, qui veut rester anonyme. Nous voulons des moyens pour nous défendre».

Lui et ses collègues, tous employés de la fonction publique, ne s’expliquent pas pourquoi il y a un peu plus de deux ans, le procureur de la République de Toulouse a décidé de supprimer leur équipement : menottes, matraques télescopiques et gazeuses.

«ça fait 30 ans qu’on fonctionnait avec ce matériel, s’insurge-t-il et la violence s’est accrue. On ne peut plus faire face». Certes, il y a eu des formations juridiques et un peu de self-défense. «Un stage de sept jours et encore nous n’avons pas été assermentés alors que les agents de sécurité de Rangueil et de Larrey, qui font beaucoup moins d’interventions que nous, l’ont été, poursuit le vigile. À Rangueil, ils font en un mois ce que l’on fait en trois ou quatre jours. Nous, c’est parfois quinze interventions dans la nuit. Récemment on est tombé sur une bande en relation avec le meurtre d’Ilyès, sans le savoir. C’est la brigade anticriminalité qui nous a avertis». Blessures, absentéisme… les agents de sécurité de l’hôpital Purpan qui sont censés être huit, ne sont jamais le nombre sur le terrain. «Nous sommes en sous-effectifs chroniques et l’on doit faire des heureuses supplémentaires pas forcément payées». Le syndicat CGT a lancé un mot d’ordre de grève pour mercredi prochain.

La Dépêche (Merci à ric hochet)

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