Plein ecran

Orléans : À la barre du tribunal, il revendique des tags anti-islam

Jan
2014

Fabrice, 44 ans, assure ne pas être extrémiste. Mais combat une religion qui, à ses yeux, « représente un danger ». Ce sympathisant du Bloc identitaire, groupuscule d’extrême droite, était jugé hier pour dégradations et provocation à la discrimination raciale.

Le 8 août 2013, il a tagué à une dizaine de reprises ces deux mots : « Fuck islam ». Sa cible : des bâtiments publics du quartier de la Source ainsi que des boucheries halal et des commerces ethniques.

Les policiers, qui ont repéré les inscriptions le soir-même, n’ont pas tardé à retrouver l’auteur des faits. Au moment de son interpellation, l’agent de sécurité avait rangé ses bombes de peinture et collait des affichettes, avec des amis, renvoyant vers le site du Bloc identitaire.

À sa sortie de garde à vue, il a pris contact avec la mairie pour réparer financièrement les dégâts. Ce qui ne l’empêche pas, à la barre du tribunal correctionnel d’Orléans, de revendiquer son acte. « L’islam est une religion dangereuse, qui fait beaucoup de mal à notre pays et à notre laïcité », explique-t-il, crâne rasé, tête haute….

Habitué de ce genre de dossier, Me Jospeh Scipilliti défend la « liberté de critiquer une religion ». « Il ne s’agit pas d’une provocation à la haine mais d’une hostilité légitime à une religion. S’il avait marqué « Fuck le pape » ou « Fuck le christianisme », il ne serait pas là », assure le conseil du prévenu. S’appuyant sur la « jurisprudence Houellebecq » – l’écrivain avait été relaxé après avoir qualifié l’islam de « religion la plus con » dans une interview – il demande la relaxe de son client.

L’affaire a été mise en délibéré au 28 janvier.

La Rep, merci à Zatch

L'Elysée pilote des tractations secrètes avec le régime syrien
Musique : "Univers Supermarché"

Derniers articles

Commentaires

Accueil
Menu