Tunisie : François Hollande annonce 500 millions d’euros de prêts et dons

Alors que se déroule une grave crise en Egypte, François Hollande veut aider la Tunisie (où il est en visite depuis jeudi) dans sa transition démocratique. Le président a annoncé ce vendredi à Tunis la conversion d’une partie de la dette tunisienne (qui s’élève à environ un milliard d’euros) en investissements et l’octroi d’un demi milliard de prêts et de dons. [...]

Dans une volonté supplémentaire d’apaisement, alors que Paris avait soutenu presque jusqu’au bout le régime de Ben Ali renversé par la révolution de 2011, il a souligné que «l’islam et la démocratie étaient compatibles», accordant ainsi sa confiance au gouvernement tunisien dominé par le parti islamiste Ennahda. [...]

Le Parisien

Commentaires mis en avant (1)

  • Petit rappel:

    L’UE épinglée pour son aide «inefficace» à l’Égypte

    Le constat va faire grincer des dents à Bruxelles. L’UE, généreuse donatrice d’aide publique au développement, est pratiquement aveugle sur la manière dont l’Égypte et son gouvernement dépensent effectivement les centaines de millions d’euros qui leur sont alloués, d’après un rapport cinglant de la Cour des comptes européenne (Luxembourg).
    L’audit officiel, qui porte sur six ans et un milliard d’euros environ, conclut que le soutien financier apporté au Caire est «bien intentionné, mais inefficace» au regard des droits de l’homme, de la protection des minorités ou encore de la lutte contre la corruption. La chute du régime Moubarak n’y a rien changé et l’«on peut même dire que c’est pire» depuis la révolution de 2011, précise en privé l’un des auteurs. La société civile et les ONG doivent toujours se contenter de miettes.
    Opacité du système

    Au cœur du problème: le soutien de l’Europe est – à hauteur de 60 % – une contribution directe au budget égyptien, au contraire de beaucoup d’aides nationales. «Une fois l’argent transféré au compte du ministère des Finances au Caire, il n’existe aucun moyen de vérifier que l’aide atteint les bénéficiaires recherchés par l’UE», explique Karel Pinxten, rapporteur de la CCE. De fait, le rapport obtenu par Le Figaro contient peu de chiffres mais beaucoup de soupçons.
    Le texte de la CCE illustre l’opacité du système de l’autre côté de la Méditerranée. L’Égypte n’effectue aucun contrôle systématique de ses comptes publics et les rares audits pratiqués demeurent secrets d’État. Il n’existe aucune information fiable ni sur la réalité des dépenses militaires, ni sur l’étendue des «fonds spéciaux», une caisse noire gouvernementale qui s’élèverait à 2,4 % du PNB d’après le rapport.
    Le contrôle perdu au premier virement

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/18/01003-20130618ARTFIG00282-l-ue-epinglee-pour-son-aide-inefficace-a-l-egypte.php

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