Le mythe de la peur de l’autre

(extraits) Deux expressions sont devenus banales aujourd’hui et sont l’expression d’une mythologie de l’époque : le vivre-ensemble et la peur de l’Autre. On ne doit pas discuter de la nécessité de vivre ensemble – avec nos différences ajoute-t-on volontiers – et on doit combattre les démagogues d’extrême-droite qui, selon une autre expression consacrée, « surfent sur les peurs« , sur la « peur de l’Autre ».

Avec le mot d’ordre « il ne faut pas avoir peur de l’Autre », l’adepte du multiculturalisme se regarde avec complaisance dans ce miroir et il y voit le reflet de sa bonté, de sa générosité et de sa tolérance.

Le problème n’est pas la diversité, c’est la violence. Le moine bouddhiste que je rencontre dans le métro a beau être terriblement autre avec sa tonsure et sa robe orange, sa religion exotique et différente, il n’inspire pas la fameuse peur de l’autre.

Nous faire croire à ce mythe de la peur de l’autre vise à nous empêcher d’être en conflit, à nous obliger d’accepter, relativisme culturel oblige, l’autre dans sa différence même si cette différence entre en contradiction avec nos valeurs les plus intimes.

L’idéologie du « vivrensemblisme » qui veut gommer tous les conflits aboutit à diminuer les résistances face à ce qui est inacceptable.

huffingtonpost

Commentaires mis en avant (2)

  • « Le problème n’est pas la diversité, c’est la violence. Le moine bouddhiste que je rencontre dans le métro (…) n’inspire pas la fameuse peur de l’autre. »

    Pas du tout d’accord avec cette affirmation. Le problème fondamental est qu’on impose à un peuple doté d’une culture évoluée l’arrivée massive d’autres peuples aux cultures très différentes sur un même territoire. On a un conflit de territorialité et une violation de l’identité des autochtones.
    L’immigration peut constituer un facteur positif mais uniquement lorsque l’arrivée se fait de manière homéopathique comme c’est le cas depuis des siècles. En aucun cas l’immigration massive ne peut « enrichir » le pays d’accueil.

  • J’ai peur de l’autre quand il m’agresse car il me hait. Les afro-musulmans nous agressent depuis plusieurs siècles, et si leur pouvoir de nuisance avait été restreint depuis 150 ans, la mondialisation imposée et l’idéologie socialiste de la repentance leur ont rendu toutes leurs forces.

    Ils sont là, en bas de chez moi, pour m’agresser. Voila pour quoi j’ai « peur ». Et voila pourquoi je n’ai pas « peur » des japonais qui sont aussi en bas de chez moi, ni des moines bouddhistes, ni des russes et autres mexicains…

Commentaires (143)