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« L’histoire d’un foyer de Laon échauffe les sites identitaires » (Libé) (MàJ)

Juil
2013

Addendum 5/07/13 : « L’histoire d’un foyer de Laon échauffe les sites identitaires » (Libé)

Des jeunes travailleurs français expulsés d’un foyer pour faire place à des demandeurs d’asile ? Comment la version partielle puis déformée d’un article de la presse locale s’est propagée sur la Toile d’extrême droite.

C’est l’histoire d’une petite affaire locale dans l’Aisne devenue le dernier «tube» des sites proches de l’extrême droite. Samedi 29 juin, le quotidien picard l’Union tient son sujet choc. «Douze personnes actuellement hébergées au Foyer jeunes travailleurs (FJT) de Clacy [à proximité de Laon] ont un mois pour quitter les lieux. Motif : il faut faire de la place pour les demandeurs d’asile.»

Dès le lendemain, un lien vers la version en ligne de l’Union est posté sur le site identitaire Fdesouche. L’article y est reproduit dans une version tronquée, sans la réponse du directeur du foyer qui évoque les solutions de relogement proposées aux jeunes. Problème, sur le site de l’Union aussi, cet encadré a momentanément disparu – un «problème informatique» dû à une mise à jour du site et aujourd’hui réparé, se justifie la rédaction du journal.

Qu’importe, la Toile brune s’enflamme à coups de copier-coller des témoignages de ces «jeunes travailleurs blancs qui doivent faire place aux sans-papiers», comme le souligne un blog nationaliste. [...]

Libération : la suite de l’article, fermé aux commentaires 
 

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30/06/13 – LAON (02). Douze personnes actuellement hébergées au Foyer jeunes travailleurs de Clacy ont un mois pour quitter les lieux. Motif : il faut faire de la place pour les demandeurs d’asile.

Publié le 29/06/2013 

Ils affichent un sourire de façade mais en réalité, le cœur n’est pas à la fête pour Laurent et ses copains du Foyer jeunes travailleurs (FJT) de Clacy-et-Thierret. « La plupart d’entre nous ne sont pas là par choix, mais nous sommes bien contents d’avoir un toit sur la tête. Malheureusement, cela ne va pas durer… », lâche-t-il amèrement. Les douze locataires viennent d’apprendre qu’ils devraient quitter les lieux le 1er août.

On a un mois pour faire nos cartons. On nous vire, nous qui payons notre loyer régulièrement, parce qu’il faut faire de la place pour une trentaine de demandeurs d’asile qui vont arriver. Et qui ne paieront rien, bien sûr. C’est dégueulasse !

Cette situation alimente toutes leurs conversations, entre colère et inquiétude pour l’avenir. Certains avaient de toute façon prévu de partir. C’est le cas de Laurent, qui vient de trouver un appartement. Cela ne l’empêche pas de se sentir solidaire d’autres, comme Alan. Lui est presque sûr de finir à la rue. « Je viens de terminer mes études et je n’ai pas d’emploi pour le moment. Qu’est-ce que je vais devenir ? » (…)

Lire la suite sur L’Union l’Ardennais

(merci à la France orange mecanique)



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