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Après celui du yaourt, le "cartel de la volaille" dans le collimateur

Mai
2015

Addendum : Cartel du poulet : « Il fallait s’entendre pour arriver à survivre« , confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. « Une entente sur les prix, c’est clairement illégal », assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle « la situation des marchés ». 

« Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles. » Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

L’Autorité de la concurrence estime qu’elles se sont entendues sur les prix de produits standard ou élaborés à base de poulet, dinde, canard, pintade et lapin, sur trois grands marchés à savoir la grande distribution, les grossistes et la restauration hors foyer.

Les volaillers auraient reconnu les griefs qu’on leur reproche

Le JDD rappelle qu’en en théorie l’amende peut atteindre 10% du chiffre d’affaires, mais que le montant des pénalités pourrait être minoré dans ce cas précis.

En effet, la plupart des entreprises n’auraient pas contesté les griefs, selon le journal, ce qui réduit l’amende de 10 à 20%.

En outre, l’Autorité devrait tenir compte de la fragilité économique de ce secteur d’activité et de sa fragmentation. Le JDD note même que l’enquête a pris tant de temps qu’en quatorze ans, une dizaine d’entreprises du secteur ont disparu ou fusionné.

Enfin, le pouvoir de nuisance de cette entente aurait été réduit puisque les entreprises n’auraient pas imposé leur loi aux centrales d’achats des distributeurs. Elles auraient voulu améliorer leur santé financière après la grippe aviaire.

BFM Business

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