Procès et jugement de l’attaque du RER D à Grigny : sursis et «avertissements solennels». le majeur interpellé pour racket (màj)

Addendum du 16/01/14 :

Retour à la case tribunal. Au bénéfice du doute, en octobre 2013, il avait été mis hors de cause par les magistrats qui n’avaient pas réussi à le reconnaître sur les images de la vidéosurveillance. Mohamed, 18 ans, était le seul majeur jugé pour l’attaque du RER en gare de Grigny (dix mineurs avaient été condamnés), dans l’Essonne

Après avoir tiré le signal d’alarme, des jeunes avaient ratissé le train à l’arrêt et agressé les passagers. A l’époque, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, avait demandé que les « coupables soient châtiés.»

Ce mercredi, à 6 heures, Mohamed a été à nouveau arrêté par la police pour des faits de vol avec violence devant les gares de Grigny et du Bois-de-l’Epine (Ris-Orangis). Trois complices présumés, eux aussi déjà impliqués dans l’attaque du RER et habitants de la cité de Grigny 2, ont également été arrêtés.

Ces faits de racket aux abords des stations de Ris et de Grigny remontent à la même période que celle de l’attaque type « diligence » qui avait fait grand bruit en février et mars 2013. Mais les procédures ont été disjointes.

Face aux enquêteurs, Mohamed a cette fois reconnu avoir participé à quatre expéditions. Les images tirées de la vidéo surveillance ne laissent cette fois pas de place au doute. Il passera à nouveau au tribunal d’Evry le 28 mars. Il est suspecté d’avoir dépouillé quatre passagers à leur sortie du train, sur le parvis des gares de Ris et de Grigny.

Le Parisien, merci à hefbe2

                                                      

Addendum 20.06.2013 : Le parquet ne fait pas appel des condamnations des mineurs.

Le parquet d’Evry avait dix jours pour faire appel de la décision. Il ne le fera pas. Le 11 juin dernier, après deux jours de procès, dix mineurs ont été condamnés par le tribunal pour enfant, pour avoir participé à l’attaque du RER D le 16 mars en gare de Grigny.

Le 19 avril dernier, le seul majeur du dossier avait été relaxé au bénéfice du doute par le tribunal correctionnel, alors que le parquet avait requis une peine de deux ans de prison dont six mois avec sursis et mandat de dépôt, ainsi que de trois ans d’interdiction de paraître à Grigny. Mais concernant son cas, le parquet d’Evry a fait appel et le majeur sera rejugé par un autre tribunal, à une date qui n’est pas encore fixée.

Le Parisien

MàJ: Le jugement

Le tribunal pour enfants d’Evry a prononcé des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis contre les adolescents qui avaient participé à une série d’attaques du RER D en gare de Grigny.
Cinq jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, les autres ont reçu de la part du tribunal des avertissements solennels, une mesure de protection judiciaire ou 70 heures de travaux d’intérêt général.

Source Lefigaro.fr

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Addendum JT France 2 – 20 H / 11.06.2013 

France 2 (reportage complet / JT de 20H)

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Onze mineurs sont jugés cette semaine par le tribunal pour enfants d’Évry pour l’attaque du 16 mars 2013, en gare de Grigny.

Le procès de onze adolescents, âgés de 15 à 17 ans, s’est ouvert lundi matin devant le tribunal pour enfants d’Évry, pour leur participation présumée à des attaques du RER D en gare de Grigny (Essonne). La plupart sont poursuivis pour l’attaque du RER du 16 mars, parfois décrite dans les médias comme une « attaque de diligence », qui avait suscité une vive émotion dans l’opinion, des réactions politiques, un déplacement de Manuel Valls et relancé le débat sur la sécurité des transports en Ile-de-France. Certains devront répondre de deux autres attaques de moindre ampleur commises les 13 et 15 mars.

(…) Le Point

Commentaires mis en avant (2)

  • J’espère que les jeunes mis en cause bénéficient d’une assistance psychologique, parce qu’un « avertissement solennel » asséné sans précaution oratoire, ça peut avoir des conséquence grave sur le développement affectif d’un adolescent.
    Deurty Ari, psychologue associatif.

  • Il fallait s’en douter, ces peines, sont des peines de principe sans aucune valeur.
    Un « laissez-passer » pour la récidive. On achète une fois de plus la « paix sociale » car on craint des émeutes. La peur n’évitant pas le danger, nos juges et politicards ont une fois de plus, baissé le « velours » face à ces jeunes persécutés par une société Française raciste et coupable de tous les concepts fumeux du style islamophobe ………etc. Ils ne veulent ni écoles, ni travail, ni contraintes.
    Ils veulent de l’argent en pillant les gens. La justice leur délivre ici un permis de « chasse ».

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