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Italie. Selon la ministre italo-congolaise, «il y a un manque de connaissance de l’autre » (màj n°8)

Juin
2013

Mise à jour n°8 20 juin 2013

Cécile Kyenge, première ministre noire de l’histoire italienne a présenté le 19 juin à Genève sa vision d’une Italie qui est en train de « changer d’approche » à l’égard de l’immigration.

La ministre italienne d’origine congolaise tente de « faire comprendre l’importance du changement culturel que l’Italie est en train d’opérer ». Un parcours qui « se poursuivra même si le gouvernement devait changer ».

Selon Cécile Kyenge, « il y a visiblement un manque de connaissance de l’autre, des phénomènes migratoires, un manque de culture de l’immigration »

Le Point

• Complément : sur l’idéologie de l’autre, relire l’article «Le multiculturalisme de droit divin» (extrait ci dessous)

«L’autre» , dans l’idéologie multiculturaliste est une catégorie quasi religieuse». L’autre, c’est le rédempteur, celui qui permet de faire le procès de notre supposée fermeture »

Mise à jour n°6 12 mai 2013

[extraits] Cécile Kyenge est entrée dans l’Histoire en devenant la première personne de race noire à obtenir les clés d’un ministère en Italie. Mais les réjouissances pour ce «grand pas en avant» ont été troublées par un barrage d’insultes.

Depuis sa nomination, la première ministre noire de l’histoire de l’Italie, Cécile Kyenge, est couverte d’insultes.

Signe du chemin à parcourir avant que l’Italie ne soit «plus intégrationniste et vraiment multiculturelle», comme l’a promis le nouveau premier ministre démocrate.

(…) Cécile Kyenge milite pour les échanges interculturels et pour les droits des immigrés depuis 10 ans. L’année dernière, elle a fait intensément campagne pour que les enfants d’immigrants deviennent citoyens italiens dès la naissance. (…)

Dans un pays où des footballeurs noirs sont parfois accueillis par des cris de singe dans les gradins, la nomination de Cécile Kyenge allait forcément faire des vagues. «Le racisme est une plaie en Italie», avait écrit en 2010 le journal du Vatican, l’Osservatore Romano.

«Je me fais traiter de nègre presque chaque jour dans la rue», dit à La Presse un vendeur sénégalais ambulant de 38 ans.

L’afflux d’immigrants en Italie est un phénomène relativement récent en comparaison au reste de l’Europe. En 1991, 1 résidant sur 100 détenait un passeport étranger, contre 1 sur 12 aujourd’hui.

lapresse.ca

Mise à jour n°5 10 mai 2013

En Italie, la nouvelle ministre Kyenge essuie de nouvelles insultes racistes

« Kyenge, retourne en République Démocratique du Congo », pouvait-on lire sur une banderole accrochée dans la nuit du 8 mai devant le siège du Parti Démocrate à Macerata, dans le centre de l’Italie, Un acte qui porte la signature de Forza Nuova, un groupuscule italien ‘d’extrême droite’.

« On ne peut pas vendre au rabais la citoyenneté italienne à des éléments étrangers à notre culture. On ne peut pas obliger les citoyens à applaudir un modèle de société multiraciale comme celui de la banlieue parisienne », ont ajouté les membres de Forza Nuova dans un communiqué.

Ses détracteurs lui reprochent de vouloir ouvrir un débat sur le droit de la citoyenneté basé sur le droit du sol. « Ce n’est pas eux qui vont m’arrêter », a réagi Cécile Kyenge.

Mediacongo

Màj n°4 8 mai 2013

Cécile Kyenge, ministre de l’Intégration du nouveau gouvernement italien, qui a reconnu avoir pénétré illégalement sur le territoire italien lors de son arrivée, crée la polémique en disant vouloir supprimer la notion d’immigration clandestine en Italie. 

Issue d’une famille de 38 enfants, la ministre a affirmé que l’Eglise devait apprendre à s’adapter au monde:

«Grandir avec tant de frères et soeurs m’a donné l’impression de vivre dans une communauté. Cela facilite les relations avec l’autre partie de la société, en dehors de la famille»

a-t-elle déclaré à une chaîne de télévision italienne. Une déclaration qui a suscité de vives réactions en Italie, Une jeune député du Peuple des Libertés (PDL) a répliqué en se demandant si, après la loi sur l’immigration:

“Le ministre Kyenge compte aussi présenter une loi autorisant la polygamie, basée sur son expérience familiale au Congo ?“.

Les Observateurs

Màj n°3 7 mai 2013

Cécile Kyenge, première ministre noire d’Italie, est confrontée à de nombreuses insultes racistes. « Qui l’a dit, qu’elle est italienne ? Sa nomination a été une grande connerie », a déclaré à la radio Erminio Boso, un ex-sénateur de la Ligue du nord. « La ministre Kyenge doit rester chez elle, au Congo. C’est une étrangère dans ma maison », a-t-il poursuivi. « C’est un choix de merde, un éloge à l’incompétence », a déclaré le député européen de la Ligue, Mario Borghezio.

D’origine congolaise (RDC), le projet politique de Cécile Kyenge est clair : elle veut « changer concrètement le pays », en s’attaquant notamment aux lois sur l’immigration et la citoyenneté votées en 2002, et en lançant une grande campagne pour l’intégration.

L’immigré souffre d’un sérieux problème d’image sur la troisième terre d’immigration en Europe. Le chemin risque d’être encore long pour éradiquer complètement dans la péninsule l’idée qu’il « n’y a pas d’Italiens noirs »…

Jeune Afrique

màj n°2 4 mai 2013 

màj n°1 2 mai 2013 

Cécile Kyenge, originaire du Congo (RDC), a été nommée ministre de l’Intégration. Première femme noire ministre en Italie, elle est depuis la cible de moqueries.

Un parlementaire de la Ligue du Nord, Mario Borghezo, a parlé d’un « gouvernement bunga bunga« , dans une allusion à Cécile Kyenge et aux soirées à caractère sexuel organisées par l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi .Lors d’une émission de radio, il a accusé la ministre de vouloir imposer en Italie « des traditions tribales » et affirmé que les Africains n’avaient « pas produit de grands gènes ».

Des sites internet d’extrême-droite ont parlé quant à eux de « la guenon congolaise« , de « zoulou« , de « la noire anti-italienne. » Le gouvernement a ordonné l’ouverture d’une enquête.

Direct CD – Sista Diaspora – Source en italien : Repubblica

Premier article 30 avril 2013

Cécile Kyenge Kashetu, Italo- congolaise de 49 ans née en RDC (République démocratique du Congo), a été nommée ministre de l’Intégration, samedi, dans le gouvernement d’union nationale d’Enrico Letta. «Tout un symbole» pour Afrik.com.

Très vite, la question de sa légitimité se posera : sera-t-elle exclue du gouvernement d’Enrico Letta ?

Elle ne disposera d’aucun portefeuille. Ce qui n’a pas empêché la nouvelle ministre de l’Intégration, native de la RDC, de dévoiler son premier chantier. Elle envisage ainsi de remplacer le droit du sang par un droit du sol. «Un enfant, fils d’immigrés, qui est né ici et se forme ici, doit être un citoyen italien>», a-t-elle mis en exergue durant sa campagne pour les élections législatives. Elle prévoit, par ailleurs, de lutter contre «le racisme institutionnel».

Pour ce faire, elle appelle de ses vœux l’abrogation du délit d’immigration clandestine et souhaite rendre le marché du travail italien plus accessible aux étrangers.

Inutile de dire que la nouvelle ministre ne révolutionnera pas l’Italie. Ce pays qui ferme totalement la porte aux clandestins africains. Sans parler des immigrés africains régulièrement victimes de discrimination et racisme. Ce n’est pas parce que les maillots de Mario Balotelli s’arrachent comme des petits pains, que l’Italie a changé. Ce n’est pas parce que Barack Obama est devenu président des États-Unis, que l’Amérique a changé. La première femme noire ministre en Italie le comprendra à ses dépens.

Afrik.com

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