Rapport TUOT : « les immigrés sont à 80 % européens »

Mar
2013

Rapport TUOT : « les immigrés sont à 80 % européens »

M. Thierry TUOT, Conseiller d’Etat, ancien directeur général du Fonds d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leur famille, est l’auteur d’un rapport remis au premier ministre le 1er février 2013 portant sur « la refondation des politiques d’intégration ».

Télécharger le rapport au format pdf

L’une des propositions du rapport concerne les chiffres des flux migratoires : M. TUOT propose que l’appareil statistique soit refondé scientifiquement, « pour qu’il n’y ait pas le moindre doute sur ces chiffres ».

Lorsque ces chiffres seront établis, voilà ce que l’on va apprendre selon M. TUOT : « Que l’immigration est à peu près constante, que les immigrés sont à 80 % européens, que l’immigration est un immense atout qui nous aide à tenir le coup malgré la crise économique, que les immigrés font à peine plus d’enfants que nous ».

Entretien avec Thierry TUOT, l’Humanité du 22 février

—————————

Dans un état des lieux commandé par Matignon, le conseiller d’Etat Thierry Tuot dénonce notamment le manque de moyens des milieux associatifs et suggère plusieurs réformes.

Addendum 9/02 : Saphirnews publie des propositions de Thierry Tuot :

«La France a-t-elle jamais dépendu de ce qu’un bout de tissu – boubou, coiffe bretonne, chèche ou béret – soit porté d’une façon ou d’une autre ?»

Il invite également l’Etat à « donner la nationalité sur simple déclaration aux étrangers ayant suivi une scolarité complète en France et aux ascendants de Français séjournant en France depuis vingt-ans ou plus.

Plus encore, le conseiller d’Etat estime que tout doit être fait pour faciliter l’implantation de carrés musulmans dans les cimetières. «La ‘question musulmane’, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits», juge-t-il.

Thierry Tuot recommande de «permettre la création de nouveaux lieux de cultes via le recours à des fondations».

saphirnews

Un rapport commandé par Matignon dresse un bilan accablant de la politique d’intégration menée depuis 30 ans et suggère plusieurs réformes, dont la création d’un «titre de tolérance» pour régulariser par étapes une grande partie des sans-papiers.

L’auteur est un conseiller d’Etat, Thierry Tuot, qui travaille depuis vingt-cinq ans sur l’accueil des immigrés en France. En 2000, déjà, il avait fustigé les carences de cette politique dans un livre remarqué, Les indésirables.

«La politique de lutte pour l’intégration des immigrés a toujours été un désir ou un regret (…) plutôt qu’une réalité», écrit le conseiller d’Etat Thierry Tuot. Les responsables, «tous partis confondus», ont «oublié jusqu’au mot même d’intégration» et ont «détruit les outils» de cette politique, en coupant les crédits des établissements et des associations, poursuit-il.

Le rapport de cet ancien directeur général du Fonds d’action sociale (1997-2000) pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) devait être remis vendredi dernier au Premier ministre qui a annulé au dernier moment la présentation pour des raisons d’«agenda». Depuis, il se murmure que les approches différentes à l’Elysée, Matignon et place Beauvau sur ce sujet peuvent aussi expliquer ce calendrier. Ce matin un premier frottement s’est fait sentir lorsque Manuel Valls a, sur Europe 1, écarté l’une des propositions de Thierry Tuot: la création d’un «titre de tolérance» qui permettrait aux étrangers inexpulsables (malades, ou en situation de grand danger en cas de retour dans leur pays d’origine) d’obtenir progressivement leur régularisation sur une période de cinq ans.

L’Etat doit notamment avouer que la majorité des sans-papiers sont inexpulsables «soit parce que le pays vers lequel on les reconduirait leur ferait un très mauvais sort» soit en raison de leur «situation personnelle (enfants, santé…)».

Or, «tous les gouvernements sans aucune exception, de droite comme de gauche, finissent par leur donner des papiers», écrit-il. (…)

Libération