Plein ecran

Clément Méric impliqué (et filmé ?) dans l’attaque violente d’un bar parisien (MàJ)

Juin
2013

Clément Méric, du groupuscule violent « Paris Antifa », mixant au bar Saint-Sauveur

Addendum 23/06/13 :

EXCLUSIF – D’après nos informations et divers témoignages qui pour l’instant souhaitent rester anonymes, Clément Méric faisait bien partie de la bande armée qui le soir du samedi 26 janvier 2013 a violemment pris d’assaut la Cantada, bar rock/métal du XIè arrondissement de Paris.

Le chanteur de 8.6 Crew ainsi qu’une cliente avaient été frappés avec des battes de base-ball. Clément Méric est décrit par des témoins comme étant l’un des plus agressifs de la bande : très excité, il se serait notamment distingué par le jet de divers projectiles (verres, bouteilles…) sur les clients du bar tout en les traitant de « fachos ». La police a dû intervenir à l’aide de gaz lacrymogène pour mettre en fuite les assaillants « antifas » de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue.

Version des « antifas »

Nous ignorons si Clément Méric était aussi partie prenante lors de l’attaque précédente du 15 décembre 2012 (menée par la même bande du Saint Sauveur, le QG des « antifas » parisiens, situé non loin de la Cantada).

Témoignage du patron de la Cantada sur la première attaque (15/12/12) où trois clients du bar ont failli se faire lyncher par une vingtaine de nervis « antifas ». Il évoque aussi « une tentative de racket et d’intimidation » et déclare posséder une vidéo de la rixe « où on reconnait tout le monde (ou presque) » :

« Par rapport à l’attaque en règle qu’a subie la Cantada Samedi dans la nuit par une bande de nervis extrémistes, je viens de recevoir un coup de fil du commissariat, j’y suis convoqué ce jeudi… De ce fait, je me retrouve dos au mur, et il est clair que si je dois balancer pour me préserver, je le ferai, car étant l’agressé, je m’octroie ce droit de fait. La Cantada c’est mon travail, mon outil de travail, et non pas un terrain d’entrainement pour des gens qui n’ont pas le courage d’aller foutre la merde chez soi-disants leur ennemi, qui se trouve quelque part dans le XVème. La Cantada emploie 4 salariés et est un lieu où les gens se cultivent et viennent s’amuser et non pas une salle de ring.

J’ai plusieurs personnes qui sont d’accord pour témoigner, j’ai un film où on reconnait tout le monde (ou presque).

Venir à un anniversaire à 6, s’embrouiller avec 3 mecs, aussi invités à cet anniversaire (tous tatoués « Trojan »), repartir chercher des copains (il est vrai 6 contre 3 c’est dur), revenir à 20 (voir plus, selon des témoins), faire scandale toute la nuit devant l’établissement, réveiller le voisinage, occasionnant la venue de patrouilles de police, et avoir taper sur 2 femmes et un mec (qui ne faisait pas parti de la bande des 3), me fait penser que leurs motivations sont suspectes; c’était vraisemblablement organisé, tous en noir comme à la grosse époque du JNR, c’est plus une tentative de racket et d’intimidation, plutôt qu’un simple règlement de compte. D’ailleurs à ce sujet, les 6 qui étaient repartis, nous ne les avons pas revus par la suite, donc les types que nous avions devants nous ne savaient même pas qui ils venaient embrouiller, des bretons ils pensaient (même un a sorti un truc super sectaire et raciste, « les bretons c’est tous des fachos », je cite)… Problème, c’était des toulousains apparemment…
Par chance personne n’a été blessé…

Il est vrai qu’une solution simple aurait été de sortir les 3 personnes incriminées… Problème, d’une, personne n’a rien vu de ce qui c’est passé donc je ne puis pas juger de leur culpabilité, de deux,

même coupables, on ne jette pas 3 types en pâture à un lynchage en règle par une meute excitée…

Si j’avais fait ça, je ne pourrai plus jamais me regarder dans une glace.
Mon travail et outil de travail étant mis en danger, donc ma vie par ce fait, je mettrai tout en oeuvre pour les protéger. »

Page Facebook de la Cantada, 17/12/12

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2/2/13 – Communiqué du Sharp Paris et plus généralement des skinheads anti racistes canal historique Paris

Faisant suite au communiqué fait par une entité sans visage qui s’identifie « Paris Antifa »**, nous déclarons ceci : Parce que nous combattons le fascisme, la haine extrémiste et toutes formes de positions haineuses et discriminatoires, que nous le faisons à visage découvert, que nous l’affichons sur nous et que nous représentons une contre culture issue d’une pensée sans équivoque, clairement antiraciste, nous dénonçons ce communiqué digne des heures sombres de la collaboration.

Les attaques en règles subies par les skinheads du Sharp et les skinheads dits traditionnels ne sont pas une nouveauté, nous sommes en 1ère ligne, visibles et identifiables. Que ces attaques se fassent sur des concerts, dans la rue ou tout autres lieux dit « neutres », correspond a l’esprit de la rue tel qu’il s’inscrit pour un mouvement dont nous sommes issus. Que ces attaques soient perpétrées par des néo-nazis ou des racistes, c’est d’une logique imparable, nous n’aimons ces gens et leurs idées.

Depuis le weekend dernier, une étape à été franchie. Sous couvert d’une lutte radicale contre les extrêmes, ces Antifa (et nous ne savons pas à cette heure qui sont ces anonymes) s’octroient désormais le droit de nous menacer au téléphone , de penser pouvoir nous bannir ou nous interdire de lieu ou quartier, et qu’ils pensent avoir la possibilité de nous attaquer chez nous, dans nos foyers, à notre travail, avec armes et en bande cagoulée. Une pression psychologique est faite sur les plus jeunes avec des menaces graves au téléphone. Nous entendons que ces méthodes gestapistes cessent immédiatement.

Nous déplorons les blessés graves de l’incident de samedi soir à la Cantada. Par ailleurs le blessé venant du côté Antifa, propre arme qui s’est retournée contre lui ; c’est ce qu’on appelle le retour de bâton. Cette personne faisait partie d’une bande lourdement armée** qui a pris d’assaut la Cantada après une mini rixe opposant des personnes bien identifiées. Le démarrage de cette mini rixe a peut être des torts partagés ; les personnes concernées en assument la partie qui leur incombe. Quand bien même, c’est un échange de coup minime, et l’assaut mené armes a la main qui s’en est suivi, était disproportionné tout autant que les agressions cagoulées qui s’en sont suivies.

Nous disons donc que si ces attaques continuent, que si les menaces perdurent et que la violence ne cesse pas, chacun devra prendre ses responsabilités et les conséquences de ses actes. D’autre part, les accusations sur des personnes précises qui ressurgissent sur l’ensemble, s’apparentent à de la diffamation et seront bien sûr traitées par les intéressés. Le Sharp Paris a en son sein toute une série de composantes idéologiques réunies autour de la culture skinhead et de l’antiracisme. Le panel de ces personnes est différent et cette diversité nous correspond. Nous pensons que la différence nourrit l’intelligence, l’exclusion augmente l’enfermement et que le droit à l’erreur sonne comme un facteur humain tolérable à nos yeux, dans une certaine mesure.

La rue n’appartient à personne et personne n’a à y imposer sa loi. Nous prenons le parti par ce communiqué de répondre à la fable en rappelant factuellement à tout le monde que la politique du plus violent, du plus dominant et de la pensée unique, c’est du fascisme à l’état pur.

Contre cela nous nous battons et nous nous battrons encore.

http://skinhead.fr/cantada/la_verite.pdf

** Il s’agit en réalité de l’Action antifasciste Paris-Banlieue et de hools du virage Auteuil (NDLR).

Lire aussi :
- Baston à la Cantada entre reds et skins (antifa) – Arakforum
- La version de « Paris Antifa »
- Alerte antifasciste : à quoi joue La Cantada ? (Paris Antifa – Indymedia)







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