« Instrumentalisation de la religion » par Manuel Valls, « c’est honteux ! »

Fév
2013

Le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls se pose à nouveau comme gendarme de l’islam. Il a annoncé mardi l’expulsion d’imams et de prédicateurs étrangers jugés « radicaux ». Des étudiants musulmans réagissent. [...]

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La procédure d’expulsion vise trois personnes dont un imam de Seine-Saint-Denis. Cette décision étonne le secrétaire général de l’Union des associations musulmanes de ce département de la banlieue parisienne. « Ce n’est pas quelqu’un de dangereux, il n’a jamais pris de position sur les questions internationales comme la Palestine ou le Mali », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de l’Union des associations musulmans de Seine-Saint-Denis, M’hammed Henniche. « Cet imam est très charismatique et populaire auprès des jeunes », a-t-il ajouté, en manifestant sa « grande surprise ».

Manuel Valls poursuit sa politique de lutte contre l’islamisme radical et le « jihadisme global ». Ce dernier a tenu à faire la distinction entre « islamisme radical » et « islam de France ». Tant de termes que beaucoup de musulmans ne comprennent pas. C’est le cas de Hakim, 23 ans. Cet étudiant français de confession musulmane dit ne pas saisir l’expression « Islam de France ».

« Je ne comprends pas cette idée de vouloir faire d’un électron libre, une religion sous contrôle », affirme-t-il. Il comprend toutefois cette volonté de mettre de côté ceux qui tendent à semer le trouble dans la société. Mais l’idée de vouloir faire d’une religion un accessoire de l’Etat le met hors de lui. « Les religions sont universelles ! », conteste Hakim. [...]

« Déjà, si on arrêtait un peu de parler de l’islam qu’en mal, ça ne donnerait pas des idées farfelues à certains », renchérit Hakim. Selon lui, le massacre politique et médiatique d’une religion qui prône « l’amour et la tolérance » n’aide pas à l’instauration d’un climat de paix. Il fustige « l’instrumentalisation de la religion » par les dirigeants politiques, et ce, « à des fins politiques ». « C’est honteux ! », lance-t-il. [...]

Hakim et Sara rêvent tous deux d’un « islam libre » où toutes les religions cohabiteraient « sans complexe » et sans se salir mutuellement.

Croire que les musulmans détestent les juifs et les chrétiens est une « utopie » selon eux.

Ce serait contre nature dans la mesure où « nous croyons en tous les prophètes, y compris Jésus et Moïse », concluent les jeunes étudiants.

Afrik

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