Perpignan : il séquestre des élèves, armé d’un compas (màj)

Addendum

Chez Jean-Jacques Bourdin, Khader est désemparé de la dérive de son fils. Il met en cause le mauvais comportement de la mère, dont il est divorcé. Il veut que « Yann » soit pris en charge.

« On lui a bousillé sa vie ! Il a 14 ans et il est déjà avec des mises en examen ! » – Khader

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« On se croirait aux Etats-Unis maintenant, il ne manque que les armes à feu pour qu’il y ait des morts. Nos enfants auraient pu être tués. C’est véritablement ahurissant ». Dans la voix de certains parents d’élèves du collège Saint-Exupéry à Perpignan on entend encore le choc. Mais aussi la peur, a posteriori, et la colère. « Déboussolés » « abasourdis », avec le sentiment de ne pouvoir rien faire face au danger, mais aussi de ne pas avoir encore réalisé ce qui s’est passé vendredi dernier. « Une véritable prise d’otage » selon eux.

A l’heure du déjeuner, un des élèves de l’établissement aurait commencé à mettre la panique dans la cour du collège. Un jeune garçon de 15 ans qui serait bien connu à Saint-Exupéry où il rencontrerait de sérieuses difficultés et sèmerait la terreur depuis un bon moment, « insultant, poussant, frappant, menaçant les autres jeunes comme les enseignants et personnels éducatifs ». Le trublion aurait donc saisi des fruits et les aurait jetés au plafond du réfectoire, puis contre les vitres de la vie scolaire et en direction de la salle des professeurs.

Le principal est alors intervenu pour ramener le calme, tandis que l’élève allumait une cigarette devant lui, jouant la provocation et… passant au cran supérieur. Il se serait mis à courir dans tous les sens, poursuivi et cerné par les personnels éducatifs. Là, il se serait saisi d’un extincteur, frappant contre les murs dans les couloirs de l’établissement et dans les portes. A ce moment-là, l’alerte a été donnée. L’ensemble des élèves ont été sommés de s’enfermer dans leurs classes pour se mettre à l’abri. « Nos enfants nous ont téléphoné depuis leur salle de cours en pleurant. C’était comme un acte terroriste, comme s’ils étaient dans un avion détourné. On entendait les hurlements. C’était la panique totale. On a appelé la police sans savoir ce qui se passait. C’était terrible« . [...]

L’indépendant

Khader, le père du voyou, s’excuse et regrette que son fils n’ait pas été mieux suivi.

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