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Violences en Grèce (MàJ) Attentat à la bombe à Athènes : deux blessés

Jan
2013

Addendum du 20/01/2013

Une bombe a explose dimanche midi dans un grand centre commercial situé dans la banlieue nord d’Athènes, la capitale grecque, et deux gardes de sécurité ont été blessés, rapportent des médias locaux.

La bombe avait été placée au premier étage du centre commercial, situé à proximité d’une succursale bancaire, selon des sources policières. Les deux blessés ont été hospitalisés, avec des blessures mineures causées par du verre brisé.

Peu avant l’explosion, un quotidien local avait reçu un appel d’avertissement, et selon des informations non confirmées, les auteurs de l’attentat auraient trompé la police en indiquant que la bombe avait été placée dans le garage.

Mediaterranée

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15 janvier 2013

Les bureaux du parti Nouvelle-Démocratie ont été la cible d’un attentat qui aurait visé le Premier ministre, Antonis Samaras. La Grèce connaît une vague de violence importante depuis une semaine : des banques, des bureaux et les résidences de personnalités proches du pouvoir ont subi des dommages à coups de matériaux explosifs.
[...]

Le porte-parole du gouvernement a déclaré sur Vima FM que c’était le bureau du Premier ministre, Antonis Samaras, qui était visé, au deuxième étage, où une balle a été retrouvée. Le ministre de l’Ordre public a déclaré au Parlement que l’attaque avait impliqué deux armes. Les malfaiteurs auraient utilisé une voiture volée.

Cette attaque fait suite à une série d’actes violents qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à Athènes : plusieurs banques ainsi que des bureaux du parti Nouvelle-Démocratie ont subi des dommages à coups de matériaux explosifs ou inflammables.

C’est en fait à une vague de violence que doit faire face la police grecque qui a décompté 22 événements de ce genre en Grèce en une semaine. Ainsi, le domicile de cinq journalistes et du frère du porte-parole du gouvernement ont été aussi visés en fin de semaine.

Depuis début janvier, de nombreux bureaux de partis politiques ont été visés.

Les attaques contre les journalistes ont été revendiquées par deux organisations sur un site d’activistes anticapitalistes.

Balkans-Infos

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Vendredi, au petit matin, les domiciles de cinq journalistes grecs avaient été incendiés. Samedi matin, deux bureaux appartenant à Nouvelle Démocratie avaient également été incendiés et un local du parti socialiste Pasok, partenaire de la coalition au pouvoir, avait eu ses fenêtres brisées. Dimanche, le domicile du frère du porte-parole du gouvernement avait également été la cible d’un incendie volontaire.

DESCENTES DE POLICE CONTRE DES SQUATS

Cette flambée de violence semble liée aux récentes opérations de police pour déloger des squatters de bâtiments publics, provoquant de vives tensions avec le principal parti d’opposition de gauche, Syriza. Une grande manifestation a eu lieu samedi à Athènes pour protester contre les expulsions de squatters pendant le week-end.

Les attaques de vendredi ont été revendiquées par deux groupes inconnus jusque-là : Minorité combattante et Cercles de délinquants-Noyaux d’amoureux sans foi ni loi, qui estiment que les médias sont « les représentants officiels du système ».

Le Monde