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Besançon : Prof blessé à Tristan-Bernard, les profs en grève. « Le problème est architectural »

Jan
2013

Quatre individus se sont introduits dans une classe au lycée Tristan-Bernard à Besançon, vendredi. Dans leur fuite, ils ont blessé le professeur et bousculé le proviseur. Les enseignants ont exercé leur droit de retrait hier matin.

« Ils étaient quatre, ils sont rentrés dans la classe, et ont fait comme s’ils allaient en cours. Ils ont dit qu’ils étaient désolés d’être en retard. Ils se sont assis, et quand le prof à vouloir téléphoner pour appeler l’administration, trois se sont sauvés en l’insultant. Notre prof a essayé de retenir le quatrième en refermant la porte. De l’extérieur, un des trois l’a forcée avec son poing et son genou. Le prof a été blessé à l’arcade sourcilière ». Audrey et Nancy, sont en Terminale Accueil, relations clients et usagers, elles étaient assises au premier rang, vendredi.

Le proviseur et son adjoint ont été immédiatement prévenus par une professeur d’histoire. Les quatre adolescents avaient passé quelques minutes bravaches dans sa classe. L’équipe de direction s’est interposée pour tenter d’interpeller les quatre jeunes qui couraient vers la sortie. Pierre Allain, le proviseur, a été renversé, mais ils ont réussi à arrêter l’un des membres du quatuor, qu’ils ont retenu jusqu’à l’arrivée de la police, 15 minutes plus tard.

« Je fais un métier que j’aime et que j’ai choisi, je n’ai jamais eu de problème avec les élèves », explique l’enseignant blessé. Il bénéficie aujourd’hui d’une ITT de huit jours et avoue sa peur rétrospective. « Le problème du lycée est architectural ; à sa construction, on a voulu de l’espace, maintenant l’environnement a changé. Cette agression est à prendre au sérieux, les choses peuvent s’aggraver. Là, je pense qu’il s’agit de quatre garçons qui ont voulu faire les beaux devant une classe de filles. Ils n’ont même pas conscience que leur geste est grave, qu’il y a des règles à respecter en société. Mais nous, établissement scolaire de l’Éducation nationale, devons pouvoir travailler en toute sécurité. Ensemble, et avec le policier référent, nous devons réfléchir sérieusement et sans angélisme à une solution juste. J’aimerais que cela serve de leçon pour qu’on avance positivement », dit-il.

Durant toute la matinée d’hier, ses collègues l’ont soutenu en exerçant leur droit de retrait.

(…) Est républicain

Merci à Różalia Luksemburg ermordet