Patrimoine. La Belle et la Bête

La Belle et la Bête est un conte dont l’une des versions la plus ancienne est sans doute celle d’Apulée, écrivain latin né à Madaure en Numidie (Algérie actuelle) vers 123-125 ap. J.-C.

Pour l’offrir à sa fille, le père de la Belle cueille, sans le savoir, une rose appartenant au jardin de la Bête, qui s’en offense. Afin de sauver son père, la Belle accepte de partir vivre au château de la Bête.

En France Gabrielle-Suzanne de Villeneuve (1695-1755) en fit une version française incluse dans son recueil de contes La Jeune Américaine et les contes marins (1740), publié anonymement, où différents passagers d’une traversée maritime se racontent des histoires pour passer le temps. Mais c’est la version abrégée de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1780), publiée dans son Magasin des enfants en 1757 qui contribua à le populariser.

De nombreuses versions de ce thème ont été réalisées au théâtre, au cinéma, à la télévision…

Le film tourné dans l’immédiate après-guerre (du 27 août 1945 au 11 janvier 1946) par Jean Cocteau avec Josette Day dans le rôle de la Belle et Jean Marais dans celui de la Bête en est une des plus belles. Georges Auric en composa la musique. Le maquillage de la bête nécessitait 3 heures de travail pour le visage et une heure pour chaque main… A sa sortie, en octobre 1946, le film obtint un énorme succès.

Extrait du film :

Image de prévisualisation YouTube

Version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Allo ciné
wikipédia

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