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Montpellier : Ouadia et Yunes, braqueurs, trahis par l’ADN prélevé dans leurs crachats

Jan
2013

« Ils étaient assis sur un petit muret, ils n’avaient rien à faire de mieux que de cracher par terre… C’est vraiment dégoûtant. Mais cette attitude a permis de les confondre » rappelle la présidente du tribunal. Car ce matin du 21 novembre 2011, Ouadia El Jenadi et Yunes Hamsassi, 21 et 23 ans, passent à l’acte. Le gérant du bureau de tabac voisin vient de se garer sur le parking de sa banque, où il compte déposer les 9 000 € de recette des trois derniers jours. Il n’a pas le temps de franchir la porte de l’agence.

« Un individu s’est interposé entre la porte et moi. J’ai reçu de la lacrymo, je n’arrivais plus à respirer, raconte la victime, mercredi, à la barre. Je me suis agrippé à mon sac, ils me l’ont arraché. Ils ont aussi arraché mon pull. » La victime est projetée contre la vitre et chute au sol. L’ADN prélevé par terre, tout comme l’écharpe d’un des suspects, retrouvée dans une poubelle, et leur mise sous surveillance téléphonique ont conduit à l’arrestation des deux prévenus, six mois plus tard. En garde à vue, ils nient et la jouent “provoc” : El Jenadi sifflote devant les policiers ; Hamsassi demande un examen médical qu’il refuse lorsque le médecin arrive… Ce dernier est aussi épinglé sur l’une des écoutes, où il appelle son frère, alors en prison, pour lui indiquer qu’il a fait un coup et qu’il attend qu’il sorte pour en préparer d’autres…

(…) Défense et accusation se sont opposées sur la question de la peine à infliger aux deux Montpelliérains, présentant respectivement six et huit condamnations pour des délits jusque-là mineurs, sans travail et désœuvrés.

(…) Quatre ans, dont un an avec sursis pour le duo, avec mandat de dépôt.

Midi libre

Merci à chris3818919



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