Centrafrique : «Nous sommes des enfants de la France, il faut qu’elle réagisse !»

Jan
2013

Pour la énième fois, la Centrafrique vit une grave crise. Les rebelles du Séléka, qui contrôlent les trois quart du pays, réclament la démission du président Bozizé. Les Centrafricains, eux, vivent quotidiennement dans la peur. Epuisés par les soubresauts récurrents de leur pays, ils sont nombreux à réclamer l’intervention de la France pour sortir leur pays de l’impasse. Afrik.com a recueilli leurs témoignages.

Selon un pasteur, «un terrible danger guette la Centrafrique à majorité chrétienne : l’islamisation» La plupart «des rebelles du Séléka sont musulmans. Il y a une main extérieure qui est derrière eux».

La peur. Les Centrafricains la ressentent tous. Elle est encore plus présente, en raison de la crise actuelle. Il est toujours difficile de les amener à se livrer sur la situation de leur pays. La plupart refusent de parler de la politique et du régime en place par peur des représailles et d’être mis sur écoute. Ici, pas question d’émettre la moindre critique contre le président Bozizé. Certains ont néanmoins osé se confier, à condition toutefois qu’on modifie leurs noms.

Epuisés par les troubles qui touchent régulièrement leur pays, les Centrafricains sont à bout de souffle. «La Centrafrique est une jungle ! Rien ne va ici. Nous sommes fatigués de ces crises politiques à répétitions ! Tous les cinq, huit ans, c’est la même chose !», fustige Dolomo, 32 ans, étudiant en sciences économiques et sociales. […]

Même son de cloche pour ce pasteur de 42 ans, qui a quitté récemment la ville de Bambari, sous le contrôle des rebelles, pour Bangui. «La France doit intervenir ne serait-ce que pour protéger les institutions du pays !» […]Le pasteur va même plus loin. Ils sont originaires de plusieurs nationalités. Certains viennent de Libye, du Soudan, du Tchad », affirme-t-il. «Nous vivons dans l’angoisse. Nous vivons la conquête de l’islam en Centrafrique !», renchérit-il. D’après lui, «chaque fois que les rebelles sont arrivés dans les villes qu’ils ont prises, ils ont tout détruit : les gendarmeries, les mairies, sauf les boutiques tenues par les musulmans.» […]

Afrik.com (Merci à Zatch)