Egypte. Les arbres du Caire, victimes collatérales de la révolution

Autrefois luxuriantes, les rues d’Héliopolis, une banlieue du Caire, sont bien moins vertes deux ans après la révolution égyptienne. Le phénomène, particulièrement visible dans la banlieue chic d’Héliopolis, s’étend aussi à d’autres quartiers de la capitale.

Les coupables sont à la fois les autorités locales et les habitants. Les premières ont coupé beaucoup trop d’arbres sur les trottoirs et dans les jardins publics. Ils disent qu’ils « taillent » mais faire passer une arbre de 10 à 2 mètres de hauteur, ce n’est pas tailler, c’est raser !

Les habitants coupent aussi, et ce pour des raisons absurdes : certains ne veulent pas balayer les feuilles mortes sur le pas de leur porte, ou s’inquiètent que des excréments d’oiseaux n’atterrissent sur leur voiture [un éditorialiste du journal "Egypt Independent" a raconté que tous les arbres de sa rue avaient été rasés par les commerçants après qu’une branche a abîmé la voiture d’un client, ndlr]. Personne ne les sanctionne. Avant la révolution, on n’aurait jamais osé faire cela de peur d’être réprimandé. Mais aujourd’hui, plus personne ne craint les autorités.

(…) France 24

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