Rédaction sur le suicide en 3e: le professeur « suspendu »

Un enseignant de Charente avait proposé à des collègiens en classe de 3e de se mettre dans la peau d’un adolescent suicidaire. Le sujet de la rédaction avait provoqué l’émoi des parents d’élèves.

(…) L’Express

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Commentaires mis en avant (2)

  • La porte 70,

    Ah oui d’accord mais fallait qu’il soit plus clair dans son énoncé:

    « Vous êtes un sauvage issu d’une lignée de parasite; un jour, passant par hasard devant le Louvre vous êtes pris d’un indicible vertige auto-référant. Quelques instant plus tard, sur le quai du RER C, vous vous sentez comme happé par les rail du métro. Racontez. »

    Vous avez deux ans.

  • J’ai 18 ans et j’ai décidé de mourir.

    Né dans le 93, je suis devenu peu à peu la victime désignée de mes petits camarades. Mon surnom est FDC, pas pour face de cul comme le croient certains, mais pour face de craie.

    Physiquement, je suis assez maigre. Il faut dire que mon père chômeur n’a plus de thunes: il a été remplacé par un plombier Polonais qui coûte pas cher car il est en portage salarial au Portugal. Et puis, à force de se faire piquer son quatre heures par les grands frères, çela n’aide pas à une forte croissance.

    Ma mère est partie avec Imam Iznogoud de la nouvelle mosquée et je ne m’entend pas très très bien avec mes trois belle-mères. En plus, comme je n’arrive pas à apprendre toutes mes sourates en sus de mes cours classiques, je suis mal vu de mon beau-père et de mes profs.

    Puceau, puisque les filles sont réservées à certains, en échec scolaire, boloss titulaire du Lycée des Joies Multicuturalistes et possèdant un horizon définitivement bouché, il semble évident pour la sauvegarde de la planète que mon départ pour le néant sera une chance pour la France.

    A ce titre, j’ai réussi à mettre la main sur un calibre – grâce à Momo le Tibétain qui a compris mon problème – dont je parcours la notice en cet instant. Il n’est marqué nulle part que cet objet a pour vocation à être utilisé par son propriétaire sur lui-même.

    Par contre, il est bien spécifié que le bout avec le trou doit être dirigé vers tous ceux qui me font du mal. Hélas, pour mon malheur, je n’ai pu acheter qu’une boite de cinquante cartouches.

    Ce revirement peut paraître étonnant, mais çà m’a fait un bien fou d’écrire ces lignes: elles m’ont permis d’y voir clair. Pourquoi devrais-je mourir? Pourquoi serait-ce la victime qui devrait disparaître et non point ses tortionnaires.

    Ô, bien sûr, je sais que je suis le descendant d’horribles esclavagistes (je suis bon en Histoire, qu’ils disent) qui ne mérite que son sort, mais aujourd’hui j’en ai ma claque: je veux qu’on me respecte, je veux bouffer tranquille, je veux vivre, m’habiller de ma convenance, sauter des meufs, avoir la paix en cours et ne plus passer des heures sur le putain de Corampf de cet empafé d’Imam qui baise ma mère pendant que mon père cherche ses couilles affalé sur le canapé.

    Cinquante bastos. C’est peu, mais c’est beaucoup. C’est un tout petit rien dans un océan de misère mais j’espère que le plomb que je mettrai dans le crâne des responsables de cette situation servira de leçon.aux autres.

    Je te chie dessus, con d’enseignant. Tu es en train de lire ma copie dans ton petit pavillon payé à crédit et tu te prépares à me mettre une bulle pour mon hors sujet et mes écrits contraires au vivre ensemble. Je te vois gribouiller ce texte d’un stylo rageur. Et pendant ce temps…

    Pendant ce temps, j’ai ouvert la porte de ta cuisine, je me suis glissé dans ta baraque et je suis derrière toi. Le « clic clac » que tu viens d’entendre, c’est une balle qui est montée dans la chambre. Le trou est dirigé dans le bon sens, vers toi.

    Adieu, Ducon.

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