L’engagement politique des étudiants ne va pas toujours dans le bon sens. Aux États-Unis, des étudiants veulent créer le premier syndicat réservé aux Blancs.
Si la réélection de Barack Obama à la tête des États-Unis a provoqué quelques manifestations étudiantes aux relans racistes dans certains États, force est de constater que le passé ségrégationniste du pays est derrière lui, globalement. Malheureusement, le racisme est toujours présent chez certaines forces du pays.
Dans une université proche de Baltimore, Matthew Heimbach, 21 ans, travaille depuis des mois à créer ce qui serait « le premier syndicat étudiant blanc » des Etats-Unis.
Une initiative que le jeune homme ne juge pas raciste puisque « les noirs, les hispaniques et les juifs ont leur propre syndicat ».
« On veut seulement rectifier le tir. Si l’on veut l’égalité, les étudiants blancs aussi doivent être représentés » explique Matthew Heimbach. (…)
Ce Matthew Heimbach n’a rien inventé. En 1999 une bande de joyeux déconneurs potaches, pour moquer les « club des peintres lesbiennes latino-américaines », « club des basketeurs israëlites », et toutes les conneries communautaristes de leur campus de Boston, avaient lancé le « club des fiers hétérosexuels blancs ».
Pas la moindre arrière pensée raciste derrière cette initiative, pas mal d’étudiants noirs et latinos étaient les bienvenus dans les quelques fêtes très alcoolisées qu’ils ont eu le temps d’organiser durant leur courte existence. Courte car ils ont été très vite pris à partie par les très rigides et vigilants membres des clubs de victimes autodésignées d’une stigmatisation imaginaire. D’abord dans le journal du campus où quelques indignés professionnels ont hurlé d’horreur contre le retour de la bête immonde et toussa toussa. Puis le local a été dévasté par de courageux anonymes qui avaient laissé en guise de signature des graffitis du style « death to nazis » et autres messages amicaux. La plainte déposée à la direction du campus leur a donné droit à un petit cours de vertu par le doyen en personne qui a dit en d’autres termes « c’est bien fait pour vos gueules, vous n’aviez qu’à ne pas les provoquer et estimez-vous heureux qu’ils ne vous aient pas cassé la tête ».
Toute fierté blanche est interdite. Il est interdit en France d’être fier d’être blanc. Ca rentre une fois de plus dans cette logique de repentance gerbante.
On a bien MTV Black, qui osera demander un MTV White?