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Trafic de drogue international : une policière de Seine-Saint-Denis écrouée (MàJ)

Oct
2012

Il y a un an, dans une supérette à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, alors qu’elle se trouvait dans une file d’attente d’un supermarché,

le ton était monté avec le gérant du magasin à qui elle reprochait le temps d’attente dans la queue. Elle avait alors sorti son arme de service de son sac à main

et la tension avait fini par redescendre. Mais des clients avaient noté sa plaque d’immatriculation. Résultat : elle avait été suspendue plusieurs mois après une enquête disciplinaire de l’IGS.

Europe 1

Cinq personnes ont été mises en examen dans le cadre d’un trafic de stupéfiants. Parmi les suspects: une policière, brigadier de police, affectée en Seine-Saint-Denis. Elle est la petite amie du chef présumé du réseau. Âgée d’une trentaine d’années, elle consultait des fichiers sur son lieu de travail pour informer les trafiquants de drogue sur les investigations les concernant.

Cette policière, habilitée officier de police judiciaire, travaillait au service de nuit. Elle n’était pas bien vue de certains de ses supérieurs. Elle est la petite amie du chef présumé du réseau. Cet homme, lui aussi âgé d’une trentaine d’années, a été mis en examen et écroué dès jeudi dernier. Au total, cinq personnes ont été mises en examen, dont quatre ont été incarcérées.

Les enquêteurs sont remontés jusqu’au petit ami de la policière, sorti de prison en 2011, après avoir y purgé plusieurs années pour trafic international de drogue… L’homme aurait d’ailleurs été condamné à verser 20 millions d’euros d’amende. Sans autre ressource officielle que le RSA (Revenu de solidarité active), il vivait pourtant dans un immeuble de standing, au Bourget (Seine-Saint-Denis). Cet été, le couple serait parti trois fois dans des palaces, en Thaïlande, à Dubaï, au Maroc. Les achats de produits de luxe (bijoux, vêtements, chaussures) se sont multipliés.

Son amie vivait aussi dans « une très belle maison en Seine-Saint-Denis », d’après une source. Cette fonctionnaire de police a été en partie trahie par sa curiosité. Elle consultait sur son lieu de travail des fichiers, permettant d’informer son partenaire sur les investigations. Grâce au fichier des cartes grises, elle aurait démasqué des véhicules de police banalisés, en surveillance dans le cadre de cette affaire. Une nièce du principal suspect a aussi été placée sous contrôle judiciaire. 43 000 € en petites coupures ont été retrouvés à son domicile de Stains (Seine-Saint-Denis). Un pactole peu compatible avec son métier : conductrice de bus.

Paris Normandie

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