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INSEE : « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche » (màj)

Oct
2012

Addendum

Jean-Jacques Bourdin analyse ce rapport avec Pascale Breuil (INSEE). Cette dernière semble gênée d’admettre que l’étude prend également en compte les immigrés clandestins.

« Vous savez, le nombre d’immigrés irréguliers en France est forcément une toute petite partie de ces 5 millions de personnes. L’ordre de grandeur ne peut pas être modifié par les irréguliers. » – Pascale Breuil

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Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche, un écart largement dû au niveau de diplôme, à l’origine sociale et au lieu de vie mais dont une part reste « inexpliquée », selon un rapport de l’Insee rendu public mercredi.

Cinq ans après leur sortie du système scolaire, 11% des Français ayant des parents natifs de France sont au chômage, contre 29% des descendants d’immigrés d’Afrique, notent les auteurs de l’étude « Immigrés et descendants d’immigrés en France ».

Parmi ceux ayant un emploi, 74% des Français de souche ont un contrat à durée indéterminée (CDI) contre 67% des fils et filles d’Africains.

La première raison est liée au diplôme: 30% des descendants d’immigrés d’Afrique sortent du système scolaire sans diplôme, ou avec au mieux le brevet des collèges, deux fois plus que les enfants de natifs.

Les difficultés à l’école s’expliquent par « leurs origines sociales nettement plus populaires »: 58% d’entre eux ont un père ouvrier (contre 26% pour les descendants de natifs).

Mais « quand l’origine sociale, le niveau de diplôme des parents, la structure familiale et la taille de la fratrie sont pris en compte, la réussite dans le secondaire des enfants d’immigrés n’est pas moins bonne que celle des descendants de natifs », soulignent les auteurs du rapport.

Au contraire, les filles d’origine tunisienne ou marocaine décrochent davantage le baccalauréat que les Françaises de souche. [...]

Libération