Débat : Quelles solutions réalistes à l’immigration ?

Tribune libre de Pierre Sautarel.
[Ce texte est une ébauche synthétique dans laquelle l'auteur exprime sa position personnelle. Celle-ci n'est ni ferme, ni définitive mais nous semble susceptible d'ouvrir le débat sur une question capitale. ]

Si l’immigration massive est à juste titre perçue par la plupart d’entre nous comme un phénomène nocif, nos avis divergent quand il s’agit de réfléchir à des solutions. Pour certains, arrivera forcément un moment où la situation sera tellement explosive qu’elle entrainera la reconquista de notre territoire ; pour d’autres l’arrivée qu’ils espèrent prochaine d’un parti souverainiste ou de droite nationale au pouvoir permettra la mise-en-place d’une politique d’assimilation massive qui, additionnée à la fermeture des frontières et au rapatriement des clandestins, transformera d’un coup de baguette magique des millions de citoyens d’origine extra-européenne en parfaits petits Français. En ce qui me concerne, j’ai une vision très différente de la situation et si l’assimilation me semble une utopie obsolète depuis 30 ans, la Reconquista me parait être une hypothèse plutôt fumeuse à court ou moyen terme..

Assimilation, piège à cons ?

Quand la France était encore un pays fort et fier de lui-même, que l’immigration n’était pas encore massive, avant la mondialisation culturelle, l’assimilation a fait ses preuves sur quantité d’étrangers.

De nos jours, elle fonctionne encore mais à dose homéopathique car on assiste plus souvent à des insertions sociales réussies qu’à de réelles assimilations. Or, s’il suffit de payer des impôts, de respecter la loi et d’avoir un métier pour être inséré, ce n’est pas suffisant pour faire d’un étranger un Français à part entière.

Si l’assimilation ne fonctionne plus c’est parce que les immigrés sont à la fois trop nombreux et trop différents. C’est aussi parce que la plupart des Français de souche sont déchristianisés, américanisés, perfusés depuis l’enfance par la bien-pensance niaise… En perdant beaucoup de leur conscience identitaire, les Français ont aussi paradoxalement perdu leur capacité à être un peuple assimilateur.

Chacun connaît l’état de l’Éducation nationale qui fût jadis l’outil de l’assimilation, chacun connaît l’orientation politique des profs. Chacun connaît la situation démographique actuelle et imagine ce qu’il en sera dans les prochaines décennies. Chacun sait aussi que seuls le FN et Debout la République sont assimilationnistes. Chacun connaît les chances qu’ont ces partis d’arriver au pouvoir dans les prochaines années.

Dans ces conditions, comment peut-on considérer l’assimilation comme une solution réaliste ?

Reconquista bla bla bla ?

La « Reconquista » est à la droite radicale, ce que « le grand soir » est à l’extrême-gauche.

Comme dans toute société multiraciale, le climat en France sera de plus en plus tendu, le racisme va s’accentuer, l’insécurité va exploser… Bref, la société française ce sera le Brésil, l’Islam en plus, les grands espaces et le catholicisme comme religion commune en moins. Cette société sera invivable, c’est une certitude. Il y aura des conflits sporadiques. Le territoire sera « léopardisé ».
Mais comment espérer une quelconque Reconquista sans communautarisation préalable. Or, de la communautarisation des autochtones nous sommes encore loin.

Mon point de vue :

L’hypothèse qui me semble la plus réaliste est une aggravation de la situation. Les frontières ne sont pas près d’être fermées. Le surplus d’immigrés des grandes agglomérations va être dispatché sur l’ensemble du territoire. Pas un bourg, pas un village ne sera épargné.

Dans le même temps, le communautarisme allogène va s’accentuer. Et, c’est peut-être précisément là que réside un espoir.

La première victime du développement d’un Islam politique sera le PS qui ne pourra éternellement compter sur le vote opportuniste des musulmans. A fortiori quand la crise économique forcera le PS à limiter ses politiques d’assistanat.

Mais surtout, cette communautarisation des allochtones renforcera inéluctablement celle des autochtones.

Dès lors, les choses seront claires et les pseudo-clivages politiques deviendront obsolètes…

Espérons juste que nous saurons anticiper et profiter de ce phénomène… et non pas devenir les cocus de la communautarisation.

Commentaires mis en avant (1)

  • En parlant de « cafards » ou de « rats » pour parler de l’immigration vous ne rendez service ni à vos idées et encore moins à la « cause nationale ».

    C’est à cause de ce genre de types que beaucoup de français ont toujours un véritable verrou mental au sujet de l’immigration.

    A ce titre le problème n’est pas politique, il est bien plus large. Il englobe tout, l’histoire, la civilisation, la société, la religion, l’économie etc etc…

    As t on vraiment besoin de mettre un polo Lonsdale pour comprendre que la venue chaque année de 5 millions de personnes venant du continent le plus pauvre dans le plus riche ait des conséquences dangereuse et destructrice ? Ou bien être de droite ?

    J’ai eu de la chance de ne pas avoir grandi en France, j’ai ainsi échappé au grand lavage de cerveau, je peux vous assurer la totalité des peuples non-européens pensent que la politique d’immigration européenne est totalement ubuesque.
    C’est une évidence, il suffit d’ouvrir les yeux deux secondes pour le comprendre.
    Tant que la majorité des Français pensera qu’être contre l’immigration = raciste la France est condamnée.

    Le but n’est pas d’obtenir plus de vote FN mais que le jeune hippie qui fume de la beu en T Shirt Che Guevarra, les homos du marai, les féministes, et que les travailleurs sociaux prennent enfin conscience que 300 000 africain dans un petit pays comme la France, ben non, que c’est pas possible.

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