Appel lecteurs : Le mythe multiculturel d’al-Andalus (NRH de septembre)

Dans cet entretien accordé à La Nouvelle Revue d’Histoire (septembre 2012), le célèbre arabiste espagnol Serafín Fanjul met en pièce la légende forgée au XIXe siècle d’al-Andalus, modèle de civilisation de tolérance : une mystification multiculturaliste selon lui.

Appel lecteurs : capture des extraits les plus significatifs de l’entretien (p. 31 à 34) (poster dans les commentaires). Merci.

Commentaires mis en avant (2)

  • Pour illustrer et apporter de l’eau au moulin .

    Article paru en 2004 dans la revue espagnole « muy especial » n°65 : « mito y realidad de la Reconquista »

    Article intitulé « la impossible convivencia » (l’impossible cohabitation)

    « …Après la conquête, la société est restée divisée en deux bloques les envahisseurs islamique et les envahis chrétien et juifs. Chacun des ses secteurs sociaux se divisaient eux même en groupe au degré de chance très différents. Les vaincus qui avaient osé résister, se virent soumis au régime de « suhl » qui dans le pire des cas se traduisit par l’exécution de tout les hommes et l’esclavage des femmes et des enfants, au mieux ce fût la soumission suivi de la saisi de tout les biens.
    Pour ceux qui se rendirent sans résistance, ils furent sous le régime de « adh » ce qui leur garantissait en théorie une certaine autonomie administrative et religieuse et la conservation de quelques biens. Cependant ils ne pouvaient aspiraient au même traitement que les musulmans, ni prêcher leur foi sous peine de mort. S’ajoutait à cela toute une série d’impôt « shizya »(…)
    Bien que l’Islam insiste sur son caractère fraternel et supra racial, les arabes ont bénéficié d’une meilleure situation sociale sur les converties des autres r.aces. (…)
    Au sommet de l’échelle se trouvaient les arabes (…) en dessous les berbères qui bien que musulmans payaient le tribu des non musulmans. En dessous d’eux il y avait les musulmans espagnoles les « muladies » qui pendant longtemps constituèrent la seule strate cultivée d’Al Andalous.

    (…) l’invasion islamique s’est traduite pour les « hispanos » par une descente économique et sociale.

    (…) les partitions territoriale suivaaient un modèle de privilège racial berbères au nord contingent d’Egypte et de Syrie au sud entretenait un climat tendu ponctuait d’épisode de. guerres civile dés le début du Califat
    (…)

    Au milieu du VIII des milliers de mozarabes ont fui le terrible joug islamique en partant au nord.
    (…)
    Les envahisseurs étaient incapables d’assurer une politique stable entre les différentes religions et au sein même des différents groupes ethnique musulman. Exemple avec les révoltes berbères, syriennes et même des « muladies » plus les exodes des mozarabes.

    La situation des Mozarabes : en plus de l’interdiction de construire de nouvelles églises, et de faire sonner les cloches, ils furent soumis à un régime d’acculturation. Malgré tout, la majorité des habitants continuaient à parler en Roman considérant l’arabe comme la langue des envahisseurs que peu connaissaient y compris les muladies. Le bilinguisme des hautes classes étaient Roman-Latin et non pas Roman-Arabe.
    Les pressions des envahisseurs se firent donc de plus en plus insupportable (…) (pour résumer : exécutions jusqu’en 859, nouveaux impôt, expulsion de la cour du calife…). L’Islam démontrait son incapacité à tolérer les autres religions ou l’existence d’autres cultures parallèles, qui jusqu’alors avaient été supérieur.

    (…) ceux qui donnèrent le plus de mal aux envahisseurs ne furent pas les mozarabes mais les converties eux même qui ne supportaient d’être considéré inferieur en droit. Les conflits perdurèrent jusqu’aux derniers émirs.

    (…) Toute la période d’Al Andalous repose sur l’’héritage hispano –romain(…) la majeur partie des villes, même jusqu’au style des maisons islamique qui ont des fondations architecturales romane ; (…) même l’introduction de la culture du riz n’est pas le fait des arabes.
    (…) La principale caractéristique de la domination islamique est l’intolérance religieuse, le racisme arabisant et la consolidation d’un système latifundiaire au profit du calife et de l (aristocratie arabe…..

    J’arrête là, il y a d’autres passage intéressant sur l’oppression des berbères et l’apparition des radicaux islamique qui brulèrent les œuvres et imposèrent des restrictions vestimentaires etc.s’ensuit un parallèle entre la conservation des monuments du style islamique lors de la reconquête par les rois catholique et les destructions perpétraient par les envahisseurs. L’auteur souligne aussi qu’aujourd’hui il ne reste plus rien de la splendeur des Califats de Damas et de Bagdad car là bas contrairement au cas de Grenade les vainqueurs des guerres étaient aussi musulmans.

  • Extraits
    p31 « NRH : de quelle manière les musulmans gouvernaient-ils la partie de l’Espagne qu’ils dominaient?
    SF: il n’y a pas eu de confrontation permanente, mais il n’y eut pas non plus d’harmonie ou de tolérance sans limite: tout dépendait des circonstances concrètes et surtout de la proportion plus ou moins dominante des musulmans. Plus le pourcentage de ces derniers était important, moins la société était tolérante [...]

    p 32 NRH: les juifs et les chrétiens pouvaient-ils pratiquer leurs cultes librement?
    SF: ils pratiquaient leurs religions avec des restrictions et avec le plus de discrétions possible. Au milieu du IXe siècle, il y eut une persécution antichrétienne à Cordoue, avec de nombreux martyrs. Le grand pogrom antijuif de Grenade se produit en 1066 [...]

Commentaires (21)