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Radio Courtoisie à nouveau sous le coup d’une mise en demeure du CSA pour un dérapage

Juil
2012

Radio Courtoisie épinglée par le CSA pour un nouveau dérapage

A entendre les chroniques du président de la radio, Henry de Lesquen, il y aurait des “races supérieures” et des “races inférieures”.

Radio Courtoisie est de nouveau sous le coup d’une mise en demeure du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Le 21 mai 2012, Henry de Lesquen, animateur mais aussi président de la station a tenu des propos dans lesquels il affirmait l’existence de “races inférieures” et de “races supérieures”.

Ce n’est pas une première pour Radio Courtoisie qui s’est vue rappeler à l’ordre de nombreuses fois, notamment en mars 1997, lors de l ‘émission “Le libre journal”. Un invité était allé jusqu’à nier la réalité des chambres à gaz dans en réduisant leur existence à “deux ou trois essais”.

En octobre 2004, le CSA est intervenu une nouvelle fois après les propos tenus par Alain Ménargues. Alors directeur de l’information de RFI, il avait établi un lien entre la construction par Israël du mur de sécurité avec la religion juive et avait déclaré que le ghetto juif de Venise avait été créé “par les juifs eux-mêmes”. Suite à cet incident, Radio Courtoisie avait été mise en garde.

En avril 2005, à l’annonce de la mort de deux élèves officiers de Saint-Cyr d’origine africaine lors d’un stage d’aguerrissement en montagne, un intervenant non identifié s’était exclamé sur les ondes “on les a repérés dans la neige ?”, “ils étaient en pagne ?”. Une nouvelle fois, le CSA avait rappelé à l’ordre Radio Courtoisie dans une lettre adressée à la rédaction.

Six mois plus tard, Serge De Beketch, animateur de Radio Courtoisie déclarait à propos des émeutes en banlieue : “Au lieu de dépenser des millions à construire des stades ou des gymnases auxquels la racaille fout le feu, il faudrait les obliger à écouter deux pages de Maurras tous les matins, deux pages de Maurras tous les midis ! (…) Maurras ou le lance-flamme. Les deux solutions ! (…) Il faut bien dire une chose : le responsable de tout ça il a un nom, c’est Sarkozy. Parce que si Sarkozy n’avait pas dit qu’il fallait nettoyer les cités au karcher, ça ne se serait pas produit (…) Moi j’aurais jamais dit ça. J’aurais dit : il faut nettoyer au lance-flammes.” Serge De Beketch avait reçu un blâme et Radio Courtoisie avait été sommée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de lire un communiqué d’excuses à l’antenne.

télé nouvel obs

[appel lecteur pour connaitre la teneur exacte du propos incriminant]

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