Immigration, la nouvelle donne

Au cours de cette campagne présidentielle, le débat sur l’immigration n’a pas reposé sur un véritable diagnostic. Pire, les éléments fournis souffrent de graves inexactitudes, et les propositions qui en découlent ne peuvent que s’avérer inadaptées.

L’idée d’une nécessité de réduire les flux a été acceptée sans véritable diagnostic.

Regarder les choses de manière rationnelle permettrait de dessiner les lignes d’une politique économique de l’immigration et des migrations efficace et débarrassée de l’instrumentalisation politique.

Contrairement au matraquage sur le sujet, la France n’est plus un grand pays d’accueil.

En flux, l’accueil d’immigrés permanents se situe entre 160 000 et 180 000 personnes par an lorsque l’on considère l’ensemble des personnes qui viennent s’y installer, ce qui représente 0,2 % de la population française. D’après les chiffres publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France présente l’un des taux d’immigration les plus faibles parmi les pays membres de cette organisation. (…)

Le Monde

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