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Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

Avr
2015

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le « dernier voyage » conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

Elles ont en commun de proposer des soins plus abordables que les structures allemandes. Car ici, les tarifs de ces établissements sont en hausse – le niveau de soins 3 [niveau maximal correspondant à une assistance 24h/24] coûtait dernièrement près de 2 900 €.

Pendant ce temps, les retraites stagnent et le nombre de personnes dépendantes grimpe en flèche parmi les bénéficiaires de l’aide sociale.

D’après les chiffres non encore publiés du Statistisches Bundesamt [l’Insee allemand], le nombre de personnes ayant obtenu l’ »Aide aux soins », une forme de prestation sociale, est passé en 2010 de 392 000 à 411 000 – soit un bond de près de 5 %.

Mais c’est un autre argument qui fait pencher la balance : dans le cadre de l’ »Aide aux soins », l’Etat peut mettre les enfants à contribution et leur faire supporter une partie du coût de prise en charge. Résultat : les enfants se tournent souvent vers l’Europe de l’Est.

Nombre de directeurs d’établissements redouteraient cette concurrence internationale.

Presseurop.eu

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