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Zone euro : "Une libéralisation brutale est une solution illusoire"

Avr
2012

Xavier Timbeau, économiste, directeur du département prévision et analyse de l’OFCE, a répondu lors d’un chat vendredi aux questions des internautes sur Le Monde.fr.

Ne craignez-vous pas une explosion sociale comme on l’a vu l’été dernier à Londres ou comme on le voit tous les jours en Grèce, en Espagne… ? Les Irlandais, eux, ont commencé à refuser de payer certains impôts !

Oui, le risque est réel que la crise économique dérape en une crise politique et sociale. On a un ensemble de symptômes aujourd’hui, des affrontements violents entre les étudiants et la police au Royaume-Uni, en passant par le mouvement des « Indignés » en Espagne, les refus de payer l’impôt en Irlande, mais aussi en Grèce, et peut-être demain d’autres pays, les tensions sociales autour du racisme et de la peur de l’étranger, comme on l’a vu en Espagne, les mouvements quasi révolutionnaires qui pourraient émerger en Grèce. Et d’ailleurs le suicide de cette personne âgée en Grèce rappelle le démarrage de l’insurrection en Tunisie…

Ce sont des symptômes qui sont incontestables. Il y a aussi un risque politique : des élections sont ou vont être engagées dans un certain nombre de pays, la défaite électorale du parti de Rajoy en Andalousie, la tenue des élections prochainement en Grèce ou en Italie à un horizon un peu plus éloigné font qu’il peut y avoir de graves crises politiques ou des mouvements populaires, des révoltes contre une certaine vision de l’Europe, avec des conséquences qui peuvent être assez considérables.

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