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Mayotte, un Lampedusa français (+réactions politiques)

Mar
2011

Addendum du 31/03 : Les partis politiques commencent à réagir

Communiqué de Marine Le Pen « Mayotte, un nouveau Lampedusa ?» :Hebergeur d'image

L’accession de Mayotte au statut de département décidée en catimini et sans débat préalable, va créer un nouvel appel d’air à l’immigration clandestine qui constitue une menace pour la stabilité de l’île. (…)

Dans une île où l’on estime à plus de 60.000 le nombre de clandestins principalement comoriens sur une population totale de 190.000 habitants, le passage de Mayotte au statut de département, collectivité qui gère les aides sociales, est une pure folie qui va accélérer la submersion migratoire et peser de manière insupportable sur les finances publiques (…)

Marine Le Pen, Présidente du Front National, dénonce l’irresponsabilité des pouvoirs publics qui en agissant dans la précipitation vont accroître les tensions, l’instabilité et les difficultés que rencontre la population mahoraise.

Tribune d’Arnaud Gouillon (candidat Identitaire) « Mayotte est-elle française ? » :

Hebergeur d'image(…) En effet, depuis leur plus jeune âge, les Mahorais vont à l’école de la République et à l’école coranique. Il semblerait que la seconde obtienne de meilleurs résultats que la première. Peut-on être comorien, musulman, polygame et… français ? Alors que toute la classe politique ainsi que les grands partis du système répondent oui à cette question, le Bloc identitaire dit non ! (…)

Si l’on admet que les Mahorais sont français comme les Auvergnats, alors cela ôte tout sens au mot « français ». Si tout le monde peut être français, plus personne ne l’est vraiment.

(…) Il est tout d’abord nécessaire de séparer la citoyenneté de la nationalité, la citoyenneté relevant de l’appartenance administrative et la nationalité de l’appartenance identitaire. (…)

Arnaud Gouillon

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30/03/11 : On remarquera qu’AUCUN parti politique français n’a évoqué les conséquences de la départementalisation de Mayotte.

Article de l’historien Bernard Lugan dans Valeurs Actuelles

Ce 31 mars, l’île de Mayotte est devenue le cent unième département français.

Un département qui vivra au rythme de l’islam, religion de la quasi-totalité d’une population dont plus de 60 % ne parlent que le malgache ou le swa­hili. Cette décision a pour origine une pro­messe électorale du candidat Sarkozy, appliquée par une loi organique et une loi ordinaire promulguées le 7 décembre 2010. À aucun moment, on n’a demandé aux Français s’ils voulaient de ce nouveau département peuplé de 200 000 musulmans et payer de leurs deniers le coût de cette insolite opération.

Les Français vont rapidement constater que Mayotte est une pompe aspirante pour l’immigration régionale.

C’est d’ailleurs parce que l’issue d’une telle consultation risquait d’aller dans un sens contraire à la volonté présidentielle que l’opération a été faite en cachette. En 1962, quand il fut décidé de donner l’indépendance à l’Algérie et donc d’amputer le territoire français des départements algériens, un référendum sollicita l’accord du peuple français ; de même quand on changea le statut de la Nouvelle-Calédonie. Pour Mayotte, rien de semblable : seuls les Mahorais ont été consultés par référendum. Le 29 mars 2009, ils ont ainsi répondu à 95 % “oui” à la départementalisation, 39 % du corps électoral s’étant abstenu.

Les Français vont donc découvrir avec stupéfaction qu’à Mayotte, les fêtes musulmanes sont chômées, que les horaires de travail sont alignés sur ceux du ramadan et que leurs compatriotes mahorais qui le demanderont conserveront leur statut personnel, la justice devant alors leur être rendue par des magistrats français, non selon le droit français, mais conformément au droit coutumier ! Certes, celui-ci est appelé à disparaître, mais de manière progressive, et qui sait combien de temps le droit français devra composer avec un statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité, très proche de la charia, qui prévoit la polygamie ainsi que la répudiation des femmes ? D’autant qu’à Mayotte, il n’y a ni état civil, ni cadastre ; noms et dates de naissance y sont incertains, ce qui va évidemment favoriser l’obtention de faux papiers et donc l’immigration-naturalisation. […]

Bernard Lugan, directeur de L’Afrique Réelle, dans Valeurs Actuelles

Bonne Dégaine

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