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La pire catastrophe écologique continue, mais…

Mai
2010

Par Denissto (article reproduit avec la bénédiction de l’auteur, tous droits réservés)

Il fallait bien que la guignolesque d’outre-Atlantique nous serve un pamphlet contre les compagnies pétrolières.

Le comique de situation fait parfois discrètement déraper les comédiens, drame oblige…

Le dérapage présidentiel : « Il est évident que le système a échoué, et gravement« , a également reconnu le président américain, n’exonérant pas son gouvernement. « Depuis trop longtemps, pendant une décennie ou plus, une relation de proximité a existé entre les compagnies pétrolières et l’agence fédérale qui leur permet de forer« , a-t-il constaté.

Ce mea-culpa n’est qu’un gros mensonge !

Comment le président des États-Unis pourrait-il ne pas savoir que le lien qui unit les pétroliers et l’administration américaine depuis des décennies, ne se situe pas au niveau de l’agence fédérale, mais directement au sommet de l’Establishment ? On ne devient pas président des États Unis sans le soutien financier des Cartels !

Par quelques curieux hasards, l’Histoire fait remonter a la surface le mobile d’anciens crimes et mensonges odieux. Ce pétrole qui souille et scandalise l’Amérique, renvoie le nom d’Halliburton sur le devant de la sellette, et face au Sénat américain.

Dans un passé récent, le même Sénat ne s’était pas trop ému de la croisade des démocraties, orchestrée par Mr Dick Cheney, vice-président des États-Unis, et ancien président du groupe Halliburton, principal bénéficiaire du pillage pétrolier irakien.

Aujourd’hui, pour assouvir la soif de quelques-uns en pétrodollars, ce sont des milliards d’animaux qui vont crever, dans une des zones écologiques les plus sensibles du monde ; hier, pour les mêmes causes, ce sont des millions de civils qui ont été bombardés à l’uranium appauvri, sans que personne ne s’en émeuve…

Bossuet avait raison d’écrire : « Dieu rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes qu’ils chérissent« .

Mr Obama découvre que son administration est vérolée ; il aurait bien fait de prolonger sa réflexion et de relever les liens incestueux de son administration avec :

1/ les banquiers spéculateurs (tous les secrétaires au Trésor US sont des anciens de Goldman Sachs), qui nous ont offert la pire crise financière de tous les temps, assortie d’un cynisme a toute épreuve car, après avoir ruiné toute la classe moyenne mondiale, ce sont les États qu’ils phagocytent dorénavant et sans vergogne ;

2/ le groupe militaro-industriel US, qui infeste tous les rouages de l’administration américaine depuis plus de 50 ans, mais surtout les va-t-en-guerre perpétuels que sont les néoconservateurs, plus communément appelés néocons par les américains (ça ne s’invente pas, un surnom pareil, ça se mérite), penseurs et conseillers de toutes les guerres évitables, qu’ils rendent inévitables par des concepts fumeux.

L’humanité paye le prix fort, et depuis fort longtemps, des intérêts particuliers curieusement concentrés autour du concept évoqué, en 1982, par un certain Henry Kissinger :

– qui contrôle la nourriture, contrôle les populations ;

– qui contrôle l’énergie, contrôle les nations ;

– qui contrôle la monnaie, contrôle le monde.

La catastrophe du golfe du Mexique n’est qu’une facette de cette trilogie infernale, elle ne doit pas occulter les deux autres, car elles sont consubstantielles. La démonstration historique, géopolitique et même l’actualité, en sont la preuve. Le sujet étant un peu long par écrit, c’est en vidéo que nous tenterons d’en faire la démonstration dans la deuxième quinzaine de mai…

Ça commence à faire un peu trop longtemps que ceux qui se prétendent au service du peuple et de la politique (science du gouvernement de la Cité, au sens propre du terme), ne servent que des intérêts particuliers et comme le disait Homère : « À tant de menteries, comme ils savaient donner l’apparence du vrai ! » (Odyssée).

Cette maxime de l’aède ne s’adresse pas seulement aux responsables américains.

Denissto

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