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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Mai
2010

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

[dailymotion]//www.dailymotion.com/video/xd62k4_2-mai-2010-conseil-national-du-fn-d_news[/dailymotion]

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

Ces syndicats dont la mission est de défendre, par la pression de la masse, les intérêts de ceux qui n’ont pour richesse que leurs mains et leur intelligence, mais qui ne servent en réalité qu’à catalyser par des grèves stériles et des dénonciations de principe, la légitime colère d’un peuple qui n’a plus qu’un seul droit : celui de courber l’échine.

Les syndicats ont fait leur l’idéologie internationaliste, qui met en concurrence les travailleurs français avec la masse innombrable des travailleurs des pays en voie de développement, dont le salaire peut être 40 fois inférieur à celui pratiqué chez nous, et sans aucune protection sociale ni norme de sécurité.

Pas une semaine ne se passe sans que nous n’apprenions qu’une entreprise ferme ses portes en licenciant plusieurs centaines de salariés.

Depuis 1980, ce sont 2 millions d’emplois industriels qui ont été perdus, soit 36% des effectifs du secteur secondaire. Et cela ne fait que s’accroître : 700 000 emplois industriels de perdus depuis 2002. 200 000 rien qu’en 2009. Depuis 2000, plus de 60% de ces pertes, au moins, ne sont dues qu’à l’ouverture internationale. Une fois de plus, ces chiffres ne sont pas sortis de mon imagination mais d’un rapport officiel du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

L’Union européenne, dont le but affiché était pourtant d’apporter la paix et le bien-être matériel, a laissé se développer en son sein un chômage massif qui frappe plus de 30 millions de personnes !

L’excuse de notre gouvernement pour justifier cette catastrophe sociale est toujours la même : nous n’y sommes pour rien, c’est l’économie mondiale qui est en chute libre. Mais justement, Messieurs, qui a jeté la France dans le mondialisme, si ce n’est vous-mêmes, dirigeants de l’UMPS ? Vous en êtes donc bien responsables !

La paupérisation de la France :

Les conséquences sociales de cette situation sont dramatiques : en France, 8 millions de personnes vivent avec moins de 900 € par mois. 8 millions de personnes !

Une famille monoparentale sur 3 vit sous le seuil de pauvreté de 900 € par mois. A l’heure où il est enfin question de réformer le régime de retraite, il est incroyable d’avoir à déplorer que 4,5 millions de retraités vivent avec moins de 1000 € par mois.

Et scandale parmi les scandales, alors qu’on pourrait croire qu’au moins pour ceux qui ont la chance de disposer d’un emploi et donc d’un revenu, ils peuvent faire un peu mieux que survivre, c’est désormais faux : le travail ne protège même plus de la misère.

15 % des actifs, soit plus de 3 millions et demi de travailleurs, ne touchent même pas 900 € par mois, notamment parce qu’ils ne disposent que d’un temps partiel, alors qu’ils souhaiteraient travailler suffisamment, ne serait-ce que pour survivre ! Survivre simplement puisque depuis l’arrivée de l’euro, sur les 250 produits de base, les seuls qu’ils peuvent se procurer, l’inflation a atteint 30% !

Cet hiver, les Restos du cœur, équivalents modernes de la soupe populaire, auront servi tous les jours 850 000 repas !

Ces personnes vivent souvent dans des conditions insupportables, parfois même dans leur voiture ou sous des tentes, y compris l’hiver.

La situation ne se résume malheureusement pas à celle des salariés, mais elle s’étend à l’ensemble des secteurs économiques de la France : nos agriculteurs ont perdu, en 2 ans, la moitié de leurs revenus. L’an passé, victimes de cette situation économique dont le gouvernement prétend se soucier mais à laquelle il n’apporte aucune solution, 800 d’entre eux se suicidaient dans l’indifférence générale.

La situation est dramatique puisque les ménages, pour vivre décemment, s’endettent toujours plus : 800 000 ménages sont officiellement surendettés, parfois même pour simplement pour payer leur loyer dont le coût ne cesse de s’alourdir : en 15 ans, le prix du logement a été multiplié par 2 et demi.

Alors, ce sont 3 millions et demi de personnes qui sont mal logées, dans des logements surpeuplés ou insalubres, ou hébergés par des tiers comme c’est le cas, dans notre pays, pour 800 000 personnes.

Il manque 1 million de logements pour résorber la crise. Evidemment, puisqu’en 30 ans, il est entré dans notre pays 10 millions d’immigrés qui exigent d’être logés et qui sont, de fait, prioritaires dans l’attribution des logements sociaux, puisqu’ayant en moyenne bien plus d’enfants et moins de revenus que les Français.

Et la situation ne fera qu’empirer puisque les mises en chantier de logements neufs en 2009 ont chuté de 30% par rapport à 2007.

Mais pendant que la France d’en bas, comme aiment l’appeler les dirigeants de l’UMP, végète dans l’indifférence du gouvernement, les amis de M. Sarkozy s’en sortent très bien :

Alors que la part des salaires dans la répartition de la richesse des entreprises du CAC 40 ne cesse de diminuer puisqu’elle est passée en 20 ans de plus de 60% à moins de 50%, 1% des personnes les plus fortunées se partagent 32% des revenus du patrimoine et 48% des plus values et des stock options !

Les nombre de personnes gagnant plus de 500 000 € par an ne cesse d’augmenter : il s’est ainsi accru de 70% entre 2004 et 2007.

Mais comment a-t-on pu en arriver là ?

Comment en France, 5ème puissance économique mondiale, tant de Français peuvent-ils vivre dans la misère, dans le pays que nos élites aiment qualifier de pays des Droits de l’Homme, alors que le premier d’entre eux, manger à sa faim, n’est même plus assuré ?

C’est simple, cela s’appelle l’ultra-libéralisme, « marche ou crève ! », système économique propre au mondialisme !

La nation ou la guerre civile :

A ce modèle matérialiste, nous opposons notre modèle patriotique.

Car la nation constitue le meilleur rempart à la constitution d’un marché planétaire où tout est à acheter et tout à vendre et où les hommes sont rêvés par l’hyperclasse mondiale comme des travailleurs-consommateurs qui doivent être parfaitement interchangeables.

La première étape a consisté à créer l’Union européenne afin d’ôter aux nations qui la composent leur substance et leur souveraineté. Et pour un peuple, la souveraineté n’est autre que ce qu’est la liberté pour un individu.

Comme le disait Jaurès, « la patrie est le seul bien de celui qui n’a plus rien ». Mais aujourd’hui, la notion même de patrie est devenue inusitée, comme si elle était devenue obscène.

Pour nos élites décadentes, la seule valeur qui vaille la peine de se battre est le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, ou environnementales, le tout bien emballé dans un discours prétendument humaniste.

Cette idéologie suicidaire est partagée aussi bien par les dirigeants de l’UMP que par ceux du PS ou des Verts : il n’existe ni race, ni religion, ni patrie qui ne vale l’argent roi !

Pour notre part, nous proposons aux Français une Révolution patriotique qui réinstaurera la nation comme outil indispensable à leur protection.

Je me souviens que Mitterrand avait déclaré au Parlement européen, lors de son dernier discours, en 1995 : « le nationalisme, c’est la guerre ». Rien n’est plus faux. Notre nationalisme consiste en la défense de notre patrie et de nos concitoyens contre les dangers qui les menacent : la ruine, l’asservissement et la guerre civile.

(…)

L’immigration :

L’immigration massive aussi est un fléau qui frappe les plus humbles d’entre nous, puisque les Français sont obligés de partager les fruits de ce qui fut un fabuleux pays, avec des immigrés toujours plus nombreux et dont le coût d’entretien atteint la somme exorbitante de 70 milliards d’euros par an, en dépenses scolaires de leurs enfants, pour les dépenses de santé, de logement, les allocations familiales… Toutes ces sommes qui devraient être attribuées en priorité aux Français dont les ancêtres ont construit le pays et l’ont défendu parfois au prix du sang.

Mais l’immigration est taboue. Dès que la question est abordée, les chiens de garde montrent les crocs.

Les statistiques ethniques sont proscrites : les Français ne doivent pas connaitre l’importance du problème, ce qui a d’ailleurs fait titrer à Michelle Tribalat, démographe à l’INED, son dernier ouvrage sur l’immigration : « Les yeux grand fermés ». En 1998, elle avait pourtant écrit avec Pierre André Taguieff « Face au Front national : arguments pour une contre-offensive ».

Une étude publiée récemment par un chercheur qui n’est pas non plus de nos amis, M. Gourevitch, a établi que les prestations sociales en faveur des immigrés s’élèvent à 60 milliards d’euros par an. 200 000 bénéficiaires de l’aide médicale d’État, c’est-à-dire la sécurité sociale gratuite pour les clandestins, ajoutez à ça 10 millions de fausses Cartes Vitales en circulation : mais le trou de la Sécurité Sociale est là ! Nul besoin de rogner sur les taux de remboursement ou sur le déremboursement de médicaments sans cesse plus nombreux !

Il suffirait d’avoir le courage de scinder les caisses de sécurité sociale entre les nationaux et les immigrés, afin de rétablir le droit de disposer d’une sécurité sociale digne de ce nom.

C’est ce laxisme en matière de sécurité sociale qui constitue la principale cause de l’immigration en France, puisque seule une petite minorité d’immigrés, 5%, entrent dans notre pays avec un contrat de travail. L’immense majorité reste dans notre pays au titre du regroupement familial et pour bénéficier des aides sociales. Ces aides sociales qui représentent ainsi près de 15% des revenus des immigrés, contre moins de 5% pour les Français.

Concernant les clandestins, la plupart viennent régulièrement en France mais restent en toute illégalité.

Pour les femmes, il suffit d’accoucher sur le territoire national pour ne plus être expulsable, pour les hommes il suffit de se marier à une personne de nationalité française. Quant aux autres, de faux papiers leur permettent en toute tranquillité de travailler dans les grandes chaines de restauration, les entreprises de BTP ou de sécurité, dont certains des employeurs peu scrupuleux ne cherchent pas à vérifier l’invalidité évidente de leur titre de séjour, afin de pouvoir mieux les exploiter !

Je le répète, peut-être pour la 1000ème fois : ce n’est pas aux immigrés qu’il faut en vouloir. Les seuls coupables sont les politiciens français, de gauche comme de droite !

Mais les Français n’ont pas à payer pour des immigrés que l’UMP, le PS et le MEDEF font venir chez nous pour faire pression à la baisse sur les exigences salariales légitimes de nos compatriotes, qui voient les gros actionnaires des banques et des multinationales grossir leur portefeuille de façon exponentielle.

Et c’est pour cela qu’en matière d’immigration, le gouvernement ne fait que de l’esbroufe : les Français refusent, pour la plupart d’entre eux, de voir leur pays submergé, mais le gouvernement suit une politique dont un des piliers fondamentaux est la poursuite de l’immigration, qui constitue un des éléments constitutifs du mondialisme.

Il est évident que nos propositions s’imposent :

– Il faut refondre le code de la nationalité : la nationalité française s’hérite ou se mérite.

Il faut lever les ruineuses ambigüités :

– Supprimer le droit du sol, la double nationalité et le regroupement familial ;

– Alourdir les conditions de naturalisation : elle doit être demandée, méritée, acceptée ;

– Etablir une procédure de déchéance en cas de condamnation pour les naturalisés.

L’idéologie mondialiste :

En l’absence de ces solutions de bon sens, 400 000 immigrés supplémentaires entrent sur notre territoire national tous les ans. Tous les ans ont lieu 150 000 naturalisations, pour des étrangers qui trop souvent ne deviennent que Français de papier. C’est la France qui, en Europe, naturalise le plus d’immigrés.

C’est d’ailleurs pour cela que certains sociologues de plateau de télévision nous affirment qu’il n’y a pas plus d’étrangers aujourd’hui qu’il y a 50 ans. Effectivement, puisqu’ils sont naturalisés à tour de bras.

Contrairement à ce qu’il veut faire croire aux Français, le gouvernement ne lutte pas contre l’immigration illégale, puisque ses soutiens patronaux ont besoin de cette main d’œuvre, qui constitue ce que Marx appelait le « lumpenproletariat », réservoir sans fond de main d’œuvre exploitable à merci, que l’on ne va plus chercher dans les faubourgs de nos villes comme au 19ème siècle, mais désormais aux 4 coins du monde.

L’extrême gauche ne s’y est pas trompée non plus, elle qui préfère désormais défendre les clandestins, plutôt que les ouvriers français qu’elle méprise et considère comme des « beaufs » depuis que, pour défendre leurs intérêts, ils votent Front National !

Une thèse défendue par certains intellectuels, tel Finkielkraut parfois courageux sur certains sujets, (mais sur certains seulement), veut que l’antiracisme soit devenu le communisme du 21ème siècle.

C’est en partie inexact. Certes, l’antiracisme est devenu religion officielle avec ses dogmes, ses prêtres, ses juges et ses idiots utiles qui creusent béatement leur propre tombe. Mais cette idéologie ne constitue qu’un des pans du véritable fléau qui menace notre nation comme toutes les nations du monde : le mondialisme.

L’immigration est une des conséquences les plus nocives de ce mondialisme, mais elle n’en est qu’une conséquence. Elle a pour objectif de permettre aux multinationales de disposer d’une main d’œuvre bon marché, malléable à merci. Elle permet aussi de maintenir un chômage élevé, afin de peser à la baisse sur les prétentions salariales des nationaux.

Le Conseil d’Analyse Economique, organe officiel qui dépend du Premier ministre, a constaté dans un rapport publié en 2009 que, je cite : « une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire de 1,2 % ».

Alors, le gouvernement face à la population française excédée par l’immigration, veut nous faire croire qu’il expulse les clandestins sans ménagement. Sur les 250 000 nouveaux clandestins annuels, il affirme en expulser 30 000, ce qui serait déjà dérisoire. Mais même ce chiffre est faux car il faut compter 10 000 retours volontaires qui concernent essentiellement des pays de l’Union européenne, comme la Roumanie. Leurs ressortissants ont ainsi le droit de revenir sur le territoire national, munis simplement d’un passeport.

Ce sont 100 000 infractions au séjour qui sont constatés chaque année. Mais le laxisme du gouvernement permet la libération de 80% d’entre eux. Au final, le gouvernement régularise même plus de clandestins qu’il n’en expulse.

Les retraites : nos propositions

Mais l’impéritie du gouvernement concerne tous les domaines de la chose publique : depuis 30 ans, je mets en garde les dirigeants politiques successifs contre les conséquences de l’absence de politique nataliste dans notre pays ; quand je posais la question de savoir qui allait payer les retraites des Français puisque les femmes françaises ne font pas assez d’enfants, les politiciens répondaient à l’unisson : mais les immigrés, bien sûr !

Aujourd’hui, on constate avec amertume qu’une fois de plus, ils se sont moqués de nous. La foule gigantesque des immigrés n’a fait que tirer les comptes sociaux vers le bas.

Aujourd’hui, le déficit des caisses de retraite, tous régimes confondus atteint 25 milliards d’euros, 10 milliards d’euros pour la seule branche vieillesse de la Sécurité sociale.

Les réformes Balladur de 1993, Fillon de 2003, 2007 et 2009, n’ont fait que reporter l’échéance, mais n’ont pas résolu structurellement le problème.

Un chômage massif, accru par la crise du mondialisme, a entrainé une baisse des cotisations sociales. L’entrée à l’âge de la retraite de la génération du baby boom, ajouté à une augmentation continue de l’espérance de vie, a aggravé cette situation !

Alors, le gouvernement a décidé de lancer une grande concertation des syndicats et des partis politiques pour faire passer la pilule qu’il espère faire avaler aux Français : le report de l’âge de la retraite.

Pour l’UMP et son allié, le MEDEF, les Français n’auraient en effet que 3 choix :

– Repousser l’âge légal de la retraite ;

– Allonger la durée de cotisation ;

– Réduire le montant des pensions.

Pour notre part, nous refusons de nous enfermer dans ces 3 choix, alors que les seules économies sur les secteurs dans lesquels les gâchis sont les plus patents, suffiraient largement à combler non seulement les déficits des caisses de retraite, mais aussi ceux de tous les comptes sociaux : l’immigration coute 70 milliards d’euros, les contributions nettes versées à l’Union européenne, 7 milliards, les exonérations fiscales et sociales, dont certaines ont une utilité contestable, représentent 140 milliards.

Je dénonce la campagne de dramatisation indécente faite sur la base d’estimations fantaisistes du Conseil d’Orientation des Retraites que je qualifie volontiers de « GIEC des retraites » !

Au Front National, nous sommes attachés au régime par répartition, système social typiquement français et défini par le préambule de la Constitution de 1946.

La solution qui consiste à repousser l’âge de la retraite est une fausse solution car, en situation de chômage de masse, le nombre de cotisants resterait identique à emplois constants, ceux occupés par des personnes en âge de prendre leur retraite sont des emplois en moins pour les jeunes. De plus, le taux d’emploi des seniors est de moins de 40 %.

La solution idéale est ici encore un modèle économique « patriote et solidaire » : il faut restaurer une politique de « souveraineté monétaire » de la France, afin d’obtenir les marges de manœuvre économiques et sociales capables d’atteindre le plein emploi.

C’est tout le contraire qui a été délibérément fait, par tous les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, depuis 35 ans.

Mais, dans l’immédiat, il s’agit d’élargir l’assiette des ressources, pour rééquilibrer le partage entre les revenus du travail et les revenus financiers.

Cette réforme doit aussi être l’occasion d’abolir la distinction entre les retraites du public et du privé : à cotisation égale, pension égale ; il en va de l’équité sociale.

Enfin, il s’agit enfin d’instaurer une véritable politique nataliste comme le Front National le préconise depuis 40 ans pour que le problème soit résolu sur le long terme.

Il est aussi envisageable d’étendre les cotisations sur les dividendes, ce qui n’aurait pas d’impact sur la compétitivité des entreprises. En effet, en 25 ans, la part des salaires est tombée de 79 à 67% de la richesse nationale produite (soit plus de 220 milliards d’euros par an qui ne sont plus assujettis aux cotisations sociales). Dans le même temps, les dividendes sont passées de 3,2% à 8,5% du PIB : il faut donc améliorer l’échelle mobile des salaires afin de restaurer le primat du social sur les dividendes non assujettis aux cotisations. Cela permettrait en outre de libérer du pouvoir d’achat pour les salariés français.

D’autres économies substantielles pourraient être réalisées, en réservant un grand nombre des prestations sociales aux nationaux : combien de milliards pourraient être économisés sur les revenus de solidarité active, ou les allocations familiales versés aux immigrés ? Les allocations familiales n’ont pas été créées pour favoriser la natalité des Berbères ou des Bambaras, mais celle des Français.

Combien d’économies pourraient être réalisées sur les assurances-chômage, si on exigeait des immigrés chômeurs de longue durée de retourner dans leur pays ?

Une enquête de l’INSEE sortie en 2006, mais qui avait été interdite de publication, avait montré que quand 8,3% des Français étaient au chômage, 23,3% des Algériens et 25,6% des Africains l’étaient.

L’affaire de la femme en burka verbalisée à Nantes aura eu le mérite, non pas de montrer aux Français qu’il y a des islamistes en France, je crois qu’ils le savaient déjà, mais surtout de mettre le doigt sur le fait que des immigrés qui refusent l’intégration peuvent tout de même être régularisés et sur ce que tous les contrôleurs de la Sécurité sociale savent pertinemment : que des dizaines, voire des centaines de milliers d’étrangers présents sur notre territoire, abusent de notre système de sécurité sociale.

En l’occurrence, il s’agit de femmes d’une famille polygame qui bénéficient de l’allocation pour parent isolé. Mais sachez qu’en France, au moins 50 000 familles vivent en situation de polygamie !

Boucher le trou de la Sécu ? J’ai la solution !

Pour résoudre le problème du financement des retraites, nous proposons, enfin, de mettre en place, sur les produits importés des pays hors zone euro, une taxe dont les recettes seraient attribuées aux caisses sociales. Ceci permettrait aussi d’accroitre la compétitivité des produits français, de faire baisser le chômage et ainsi améliorer les rentrées de cotisations sociales.

Mais nos solutions courageuses et de bon sens ne sont pas celles retenues par le MEDEF et l’UMP, qui souhaitent, avec la réforme prévue, lancer un message aux marchés financiers, inquiets des déficits vertigineux de tous les comptes publics.

Le gouvernement obéit également aux pressions des lobbies des financiers et des assureurs, qui voient d’un très bon œil un accroissement de leurs bénéfices, issus d’un système par capitalisation.

Si nous ne sortons pas du mondialisme dans lequel nos gouvernements nous ont enferrés, l’allongement de la durée de cotisation et le report de l’âge de la retraite sont inévitables.

La situation économique et financière :

L’Europe est la zone économique qui connaît la plus faible croissance des zones économiquement développées.

La France, jetée dans le mondialisme mais n’ayant pas les outils de protection pour lutter à arme égale avec les pays émergents, a produit, en 2009, 2% de richesse de moins qu’en 2008, avec une balance commerciale qui perdait 43 milliards, puisque l’Euro ne nous permet pas de rester compétitifs par rapport aux pays comparativement aussi développés.

Ainsi, l’an passé, 70 000 entreprises ont mis la clé sous la porte. Les investissements industriels ont chuté d’un quart, ce qui présage un avenir encore plus difficile.

Notre industrie, submergée par les charges, ne se développe qu’en délocalisant et ne consacre aux dépenses d’équipement que 30% de ce que dépensent les industries allemandes. La production de l’industrie, autrefois fleuron de notre pays, a chuté de 10% en une année.

En ce qui concerne les finances publiques, la situation de la France s’approche, de plus en plus, de la faillite pure et simple. Depuis 30 ans, aucun budget de l’Etat n’a jamais été équilibré, alors que le taux d’imposition dépasse pourtant les 41%.

Le déficit de l’Etat atteint des sommets : en 2010, il sera de plus de 150 milliards d’euros, soit plus de 8% de la production de la richesse nationale.

La dette totale de l’Etat atteint la somme prodigieuse de 1 500 milliards d’euros, soit plus de 50 000 euros par travailleur.

Les branches de la Sécurité Sociale seront déficitaires de 30 milliards d’euros.

Les intérêts de la dette atteignent plus de 46 milliards d’euros, soit le 2ème poste de dépenses de l’Etat, 10 milliards d’euros de plus que celui de la Défense. En prenant en compte les intérêts des dettes de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales, ce seront 80 milliards d’euros d’intérêts qui grèveront les comptes publics en 2012.

Au total, les intérêts versés aux prêteurs depuis 35 ans, sont supérieurs à la dette totale de la France !

Vous comprenez maintenant pourquoi les gouvernements empruntent si facilement : les institutions financières les y encouragent, à la condition toutefois que les Etats soient solvables. La question se pose aujourd’hui pour la Grèce, demain pour le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et l’Italie.

Après demain, ce sera au tour de la France ! Et quand les mesures de rétorsion budgétaires seront prises, ce seront encore les Français les plus humbles qui en pâtiront, par une diminution des prestations sociales, et des impôts qui augmenteront plus encore.

Les raisons du naufrage économique :

Mais il faut que vous sachiez que la situation tragique dans laquelle se trouve nos secteurs économiques, sociaux et financiers puise sa source au début des années 70.

Au sommet des trente glorieuses, le « péché originel » contre les Français fut commis par le Président Pompidou et son ministre des Finances, Giscard, qui ont posé la première pierre de la mondialisation, en soumettant notre pays aux marchés financiers internationaux, par la « privatisation de notre argent public », ce fruit de notre travail, au profit du système des banques privées mondiales, organisé autour de banques centrales soi-disant indépendantes, mais qui sont soumises à des intérêts privés.

Cela ne s’est pas arrêté là puisque, dans le cadre du processus de construction de l’Europe fédérale, cheval de Troie de la finance mondiale, il s’agissait de verrouiller définitivement ce système de pillage de richesses nationales par une constitutionnalisation du système.

C’est ainsi que les ratifications, d’abord du Traité de Maastricht en 1992, avec la création de la Banque Centrale Européenne et de sa monnaie l’Euro, puis du traité de Lisbonne en 2008, ont achevé le projet de disparition de notre souveraineté monétaire et politique, au bénéfice d’institutions européistes supranationales, prétendument protectrices mais, en réalité, coupables de tant de nos maux.

Le modèle économique ultralibéral choisi par les partis du Système, explique la situation désastreuse des finances publiques et de l’économie de la France.

En 2004, Nicolas Sarkozy a fait vendre 600 tonnes d’or des réserves de la Banque de France, juste avant la montée de son cours ! Est-ce seulement de l’incompétence ?

Cette cohorte d’irresponsables politiciens nationaux et locaux n’a pas la moindre notion du risque financier et s’est faite piéger par les emprunts toxiques distribués par les banques.

Tous les politiciens de droite comme de gauche ont créé l’enfer de la dette, cela suffit à les disqualifier définitivement pour diriger notre pays !

Alors, en l’absence d’un changement radical du système financier, nous allons assister, dans les mois et les années à venir, à une crise monétaire mondiale incommensurable, dont les premiers symptômes se font déjà sentir par la banqueroute de la Grèce. Mais les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne n’y échapperont pas non plus, contaminés aussi par leurs propres actifs toxiques, dont ils cherchaient à se débarrasser.

Lorsque le FN, dès 2008, trois mois avant la crise, annonçait les périls qui menaçaient la France, les économistes se gaussaient. Il y a encore peu, j’entendais les commentateurs m’expliquer, « mais non Monsieur Le Pen vous vous trompez, l’euro nous protège de la crise ! ». Et pourtant, aujourd’hui, il se trouve qu’une fois de plus, nous avions raison sur tous les points.

Le piège se referme sur ces élites euro mondialistes qui, par incompétence, préféreront socialiser les pertes sur les contribuables, après avoir privatisé les profits. Pour ces gens-là, la nation n’a du bon que quand tout est perdu !

Ce que ne vous dit pas le gouvernement, c’est que les banques françaises sont exposées au risque de perdre plus de 50 milliards d’euros sur l’affaire de la dette grecque ; par conséquent, la France est obligée de soutenir la Grèce. Et le gouvernement a dû décider d’une aide de 3,9 milliards d’euros pour cette année. Que de sacrifices sociaux à venir, pour sauvegarder leur tour de Babel !

Que feront-ils demain, lorsque ce sera le tour des autres pays européens ?

Les dirigeants européens croient encore pouvoir enrayer l’implosion de l’ensemble de la zone euro, par l’injection de nouvelles dettes, sans comprendre qu’ils préparent une vague d’hyperinflation. Ces solutions irresponsables sont parfaitement illusoires et n’arrêteront pas les prédateurs financiers de spéculer contre les Etats !

La zone euro, tout comme l’ensemble du SMI [Système Monétaire International] est au bord de la dislocation. Le détonateur de ces faillites en chaîne sera probablement un krach obligataire américain, ainsi que la chute de certaines grandes banques.

Mais cette crise pourra être pour le FN une grande chance, car elle appellerait notre venue au pouvoir, que nous emploierions à redresser l’économie française, rétablir l’ordre et l’équité sociale grâce à notre plan d’urgence anti crise, inspiré par le prix Nobel d’économie français, Maurice Allais.

Le seul salut des Français est d’organiser la sortie dans le calme de l’Union Européenne et de la zone Euro, tant qu’il encore temps, car la monnaie unique chutera, contrainte et forcée, avec le dollar et les autres monnaies de papier, et les dégâts sur les populations seront incalculables.

Il s’agira alors, pour nous, de mener une politique rationnelle de «patriotisme économique» dans un cadre national retrouvé, par le retour à une souveraineté monétaire dirigée par la Banque de France, avec un Franc adossé à un étalon monétaire polymétallique dans une parité fixe, un contrôle absolu du système bancaire français et enfin, un contrôle frontalier des échanges de flux des capitaux, des marchandises et des personnes.

Vous l’avez compris, la crise actuelle est donc gravissime. Plus qu’une crise systémique mondiale, c’est une crise de régime politique, comparable à celle qui a engendré la Révolution Française.

Les Français, massivement acculés à la misère, ouvriront enfin les yeux et c’est alors que nous prendrons toute notre place pour arracher notre pays au chaos.

Je ne sais pas quelle est la durée du répit qui nous est laissé.

C’est pourquoi, nous devons sans attendre nous y préparer. Il n’y a pas de tâche plus exaltante pour les patriotes, que de venir au secours de la patrie en danger.

Front National

(Merci à UltimaThom et Boreas)

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