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Des agents SNCF crient à la discrimination

Oct
2010

Mercredi, à Montataire, ils étaient une vingtaine d’agents venus de Creil et de toute la région parisienne, pour une réunion destinée à faire bouger les choses. Ce seraient des remarques à caractères racistes, un avancement bloqué, et des arrêts de travail dû à un climat délétère. La coupe est pleine pour certains agents SNCF de Creil. Ils s’estiment discriminés dans leur entreprise et veulent désormais obtenir réparation et mesures de la direction.

L’affaire n’est pas nouvelle : une première plainte auprès du parquet de Senlis avait été classée sans suite, il y a quelques années.

« On sait que c’est un combat super difficile, mais on a besoin de gens pour faire bouger les choses », confie Mustapha Yakoubi, le représentant des salariés. Et si l’agent d’accueil, 33 ans, depuis 12 ans à la SNCF, a peur de prêcher dans le vide, c’est qu’il tente, depuis plusieurs années, de faire changer les choses à la gare de Creil.

« On a constaté, moi et d’autres collègues, que nous avions une évolution quasi-nulle, affirme-t-il. Nous avons fait remonter des propos racistes à la direction, mais rien n’est fait ». Surtout, il découvre qu’il ne serait pas le seul. D’autres collègues s’ouvrent à lui, de Creil, puis de Paris.

« On s’élève contre ce genre d’attitude », répond le service communication de la SNCF. Qui regrette que le « Monsieur Égalité et compétence » de l’entreprise n’ait pas été directement saisi, en interne.
« Quand on regarde le profil des agents, on voit bien qu’on ne fait pas de discrimination à l’embauche », ajoute Thierry Aelvoet, directeur régional de la communication.

Pas suffisant visiblement pour les agents. Qui expliquent avoir saisi il y a deux ans la Halde, la haute autorité de lutte contre les discriminations. Et s’être rapprochés de SOS-Racisme. L’association indique que « le dossier est en cours d’instruction ».

La décision officielle sur ce dossier sera donc connue, mais ultérieurement. Pourtant, pour Mustapha Yakoubi, il y a urgence. En arrêt de travail pour dépression, l’agent pointe ces collègues, « écœurés, qui finissent par démissionner ».

Courrier Picard

(Merci à Zoo)

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