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Délinquance ethnique : Le Déni des cultures

Sep
2010

Addendum : Robert Ménard a commenté aujourd’hui sur i>Télé l’article du Monde sur la surdélinquance des jeunes Noirs par rapport aux « autochtones » et aux « Français de souche » et évoque des causes ethno-culturelles.

Tout le monde le constate ! »

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6wyLSMrP7-o[/youtube]

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Comment le dire ? Trouver les mots. Démontrer sans montrer du doigt. Oser une thèse tellement explosive, sans blesser, humilier, sans risquer de tomber sous le coup de la loi ?

On se pose ces questions à propos du dernier essai d’Hugues Lagrange. Sociologue, chercheur au CNRS, il s’avance, riche de travaux portant sur les situations scolaires, familiales et individuelles de plus de 4 000 adolescents entre 1999 et 2006 et ses conclusions ne manqueront pas de faire réagir. Dans Le Déni des cultures, il lui faut 350 pages pour expliquer, décortiquer, comprendre pourquoi les jeunes noirs sont plus portés à la délinquance que les autres.

Les jeunes noirs français issus de l’immigration africaine, sont, à conditions sociales égales, 3 à 4 fois plus souvent mis en cause en tant qu’auteurs de délits que ceux qu’il nomme les autochtones. »

Ils ont aussi, et dès la maternelle, plus de difficultés d’apprentissage des fondamentaux. Hugues Lagrange n’est pas un penseur d’extrême-droite. Nulle xénophobie, racisme ou révisionnisme dans son propos. Ce qui lui permet une telle franchise ? Une intransigeante honnêteté intellectuelle. Dire les choses, même « quand elles nous gênent », ce sont ses mots. Ce qui explique les résultats de ses études ? Nul déterminisme ethnique voire génétique.

Hugues Lagrange définit plusieurs facteurs.

D’abord, le déni de réalité, qui veut que l’on considère indifféremment tout type d’immigration et qu’on leur apporte les mêmes réponses, solutions ou dispositifs.

Ensuite, le sociologue dénonce avec la plus grande vigueur ce qu’il nomme la ségrégation urbaine. Le bannissement de populations dans des quartiers qui s’ils n’ont pas la violence de ghettos d’Amérique du Nord n’en sont pas moins des zones d’apartheid social, invalidant toute politique de fond, en matière d’intégration.

Troisième point et ce sera sans doute l’un des plus contestés : la place des épouses et des filles, dans des familles à large fratrie, parfois polygames, où des pères très autoritaires se heurtent à des fils troublés par leur double appartenance.

Et surtout, les conditions de l’expérience migratoire, « cette rencontre souvent complexe et douloureuse » dit Lagrange.

Le problème ce n’est pas qu’on accueille autant d’immigrants, mais qu’on les accueille aussi mal. »

350 pages de nitroglycérine. Une thèse déjà contestée, et peut-être contestable, mais jamais complaisante, méprisante ni blessante. Un respect, une révolte devant le sort fait à des centaines de milliers de jeunes Français, une mise en perspective avec les situations d’autres pays d’immigration, où les choses se passent mieux. Un livre qu’il nous faut tous lire, méditer, discuter, remettre en cause et que l’on ne saurait trop conseiller aux politiques encore intellectuellement honnêtes.

Le Déni des cultures – Éditions du Seuil, septembre 2010

France Inter

(merci à JanusBifrons pour la vidéo)

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