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L’historien G. Martinez-Gros : « Muhammad n’a pas fondé la «religion musulmane», mais une combinaison de violence guerrière en expansion et de croyance apocalyptique qui a jeté les Arabes dans la conquête »

27/02

Dans une passionnante monographie, Gabriel Martinez-Gros retrace les cinq siècles qui ont fait et défait l’empire islamique.

[…] En dix ans, les Arabes ont vaincu la plus vieille « masse sédentaire » de l’histoire, avant de se sédentariser eux-mêmes. Peu à peu, l’élan des vainqueurs faiblit, les rendant vulnérables aux invasions turques, franques et berbères qui s’abattent simultanément sur le monde islamique entre 1060 et 1100. « Les sédentaires attirent les envahisseurs, acharnés à se disputer les butins de la civilisation », explique l’auteur.

L’histoire n’est-elle pas scandée d’« invasions barbares » ? Mais si les « barbares » se rallient en général à la culture des empires sédentaires dont ils ont pris le contrôle, l’islam a réussi le coup de force inverse : au VIIe siècle, quand les « barbares » ont répandu leur religion musulmane et leur langue arabe, les sédentaires les ont adoptées.

On croit souvent la religion musulmane a « créé » l’empire islamique, mais l’historien remet les choses dans l’ordre : « Muhammad n’a pas fondé la «religion musulmane», mais une combinaison de violence guerrière en expansion et de croyance apocalyptique qui a jeté les Arabes dans la conquête. » […]

La Croix

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