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Abdallah Zekri (CFCM) sur l’ado menacée de mort pour avoir critiqué l’islam : « Qui sème le vent récolte la tempête ! » (MàJ: Céline Pina réagit)

25/01

25/01/2020

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Or cet homme, qui justifie la violence et l’appel au meurtre au nom de l’offense commise envers les musulmans, n’est pas censé être un islamiste, autrement dit un fasciste doublé d’un intégriste religieux, mais un représentant de l’islam traditionnel. Et là, nous nous retrouvons face à un énorme problème. Car que nous dit l’attitude de Abdallah Zekri ? Que la ligne séparant les islamistes des musulmans est en train de s’estomper, voire de disparaître ? Que les islamistes ont gagné la bataille en France ? Que l’islam traditionnel se radicalise ? Que les islamistes se sont emparés de tous les leviers de la représentation des musulmans ? Quelle que soit la réponse, la situation est grave.

Soyons clairs, la violence du discours contre la jeune Mila tenu par le délégué du CFCM était manifeste sur Sud Radio. En revanche le passage obligé disant que c’était excessif de tuer, lui, n’était là que pour éviter le scandale. C’est comme la ligne adressant un message de condoléance à toutes les victimes de terroristes qui figure dans chaque texte des islamistes. Elle n’est là que pour permettre le déroulé de la propagande victimaire qui suit immédiatement. Elle n’est que la caution permettant ensuite d’en appeler à la censure et à l’autocensure au nom du respect de la foi et à la mort de la liberté d’expression au nom de la susceptibilité des croyants. Si les menaces de mort n’émeuvent pas Abdallah Zekri, sa colère contre la blasphématrice, elle, n’est pas feinte. Son discours est proche de celui de Tariq Ramadan : lui aussi expédiait en deux mots la mort infligée par les fous d’Allah pour mieux se concentrer immédiatement sur l’offense faite aux musulmans par les assassinés.

C’est là que son intervention a porté le pire coup qu’il puisse être aux musulmans dans leur ensemble car il a exhibé une identité de vue sur le sujet de la religion et sur le thème du blasphème entre islamistes et musulmans qui détruit l’idée que l’islamisme serait une maladie de l’islam et semble plutôt apporter de l’eau au moulin de ceux pour qui il en est, au contraire, l’expression la plus authentique. Il accrédite ainsi l’idée que si l’islamisme est incompatible avec la démocratie et la République c’est parce que l’islam n’est pas compatible avec l’état de droit, la liberté d’expression et le choix civilisationnel de la loi avant la foi.
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Causeur


24/01/2020


(…) Lorsque les chroniqueurs de Sud Radio lui ont fait remarquer que Mila avait réagi, certes avec outrance, à des insultes, le délégué général du CFCM a affiché ses doutes : « Est-ce qu’on lui a dit ‘sale française’ ? Ou est-ce qu’elle le dit pour se faire plaindre ? Vous la croyez, cette fille-là ? Moi je ne la crois pas. » Quand l’avocate Yael Mellul indique à Zekri qu’il peut difficilement dire que Mila « n’a que ce qu’elle mérite« , celui-ci rétorque : « Si, je le dis. Elle l’a cherché, elle assume. Les propos qu’elle a tenus, je ne peux pas les accepter. »

Marianne

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