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Coup de filet antiterroriste de Brest : Wahid B., assigné à résidence en 2016, est décrit comme « trop gentil », « heureux » et sa famille serait un « modèle d’intégration »

21/01

Wahid B. a été interpellé, lundi matin, dans le cadre d’une vaste opération antiterroriste dans le Finistère. Ce trentenaire brestois est soupçonné d’avoir voulu commettre une action violente en France.
[…]

Des proches « sous le choc », « assommés », « abasourdis ». Au lendemain de l’arrestation de Wahid B., son entourage familial ne peut imaginer qu’il ait, de près ou de loin, pu participer à un projet violent. Alors, un projet terroriste, encore moins.

« Wahid est un gentil, trop gentil, peut-être, confie un membre de sa famille, qui préfère conserver l’anonymat. Il a pu, par le passé, se faire manipuler, mais cette époque est révolue, depuis bien longtemps. Nous, on lui a déjà remonté les bretelles, on le mettait en garde contre ses fréquentations, et depuis quelques années, malgré des difficultés familiales, il avait réussi à tout surmonter : il était heureux, bien dans sa peau ! Il travaille, ne pose aucun problème ! Alors, franchement, aller préparer un attentat ? C’est impossible ! »

La famille de Wahid B. est nombreuse, connue et respectée à Brest. « Un modèle d’intégration », pour la plupart ; des « trajectoires respectables » de méritocratie républicaine, pour d’autres.

Il y a bien eu des « erreurs » ou des « errances » […]

LE TÉLÉGRAMME

Complément : en 2016 un tribunal administratif avait aménagé l’assignation à résidence de Wahid B. au nom de la liberté de commerce :

[…]
Il s’était fait connaître publiquement à Brest le 14 novembre dernier, lendemain des attentats de Paris. Au passage d’une patrouille de police devant son domicile, ce propriétaire d’une épicerie avait mimé des tirs d’arme automatique après avoir exprimé sa joie.

Un an plus tôt, en septembre 2014, il était contrôlé à la frontière serbo-bulgare, sur un itinéraire fréquenté par les volontaires au djihad désireux de rejoindre par la suite les combattants de l’État islamique en Syrie.
[…]

Dans son jugement, le magistrat relève que l’intéressé et son épouse « partagent les mêmes convictions religieuses radicales [et] qu’il ne remet pas en cause [cette] radicalité ». Par ailleurs, il constate que l’homme « ne fournit aucune explication crédible à sa présence et celle de sa famille à la frontière serbo-bulgare au mois de septembre 2014. »

Ouest-France

Hier sur Fdesouche, le coup de filet en question :

Brest : Sept hommes préparant un attentat arrêtés par la DGSI dans le quartier de Pontanezen. Ils projetaient par ailleurs un séjour en zone irako-syrienne

Radicalisation : 16 personnes ont été écartées des services de renseignement depuis 2014 (MàJ)
Selon Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, engagé en faveur des droits des immigrés : "La politique à l’encontre des migrants s’est durcie en France"

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