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Slovénie : le gouvernement élabore un projet de loi contre les « gardes villageoises » qui protègent la frontière des migrants

29/11

Le gouvernement slovène vient de présenter un projet de loi visant à limiter les activités des « gardes villageoises » créées afin de contrôler la frontière, et dont les membres se présentent souvent comme anti-migrants.

Le ministre slovène de l’Intérieur, Bostjan Poklukar, a présenté un projet de loi visant à réprimer les activités des « gardes villageoises » et des milices qui ont pris l’initiative de patrouiller le long des frontières du pays. Le projet de loi intervient dans le cadre de l’émergence de sentiments anti-migrants dans le pays.

Selon une déclaration destinée aux médias mardi dernier, Poklukar a déclaré que le contrôle des frontières nationales est l’une des fonctions régaliennes de l’Etat. « Par conséquent, a indiqué M. Poklukar, tout groupe organisé qui s’arroge certaines de ces missions, hors de son contrôle, entrave le travail de la police« .

Le gouvernement slovène vise, au moyen de cette loi, à combler une lacune législative en la matière. Il souhaite freiner ce type d’initiatives qui suscitent l’appréhension d’une partie de la population tout en entravant le travail des forces de sécurité.

Le projet de loi de Poklukar vise donc à réprimer « toute initiative d’individus ou de groupes qui auraient pour ambition de s’attribuer des tâches relevant des fonctions régaliennes de l’État« . La loi imposerait des amendes pouvant aller jusqu’à 2.000 € à quiconque troublerait l’ordre public en portant des uniformes ou des armes non accrédités par l’Etat.

Cette année, l’homme politique nationaliste Andrej Sisko a purgé une peine de prison pour avoir formé la Garde de Styrie (Stajerska Varda) et demandé le renversement des institutions publiques. Lors des dernières élections présidentielles, le mouvement Slovènes Unis de Sisko a obtenu 2% des voix.

La Garde Stajerska prétend qu’elle agit pour « l’autodéfense du peuple libre de Styrie » à la frontière avec la Croatie. L’absence de preuves et l’incapacité à démontrer que l’acte de création du groupe était en fait un crime en vertu du code pénal ont amené le juge à libérer Sisko. Il a été condamné en mars 2019 à huit mois de prison pour activités subversives.

De nombreux migrants tentent aujourd’hui de trouver d’autres itinéraires pour entrer dans l’UE. Début novembre, le quotidien allemand Die Welt a annoncé que les migrants utilisent désormais un « vaste réseau de routes » à travers les Balkans pour se rendre en Europe centrale et occidentale.

ANSA

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