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Grande, mince, blanche : la fabrique du mythe de « la Parisienne »

17/09

Qui est la Parisienne ? Une Arletty élégante ? La duchesse de Guermantes de Proust ? Une prostituée de Montparnasse ? Jean Seberg dans À bout de souffle ? Un peu tout ça à la fois… Mais la Parisienne est d’abord l’objet d’un fantasme d’hommes et d’étrangers qui idéalisent la capitale, figée quelque part entre un film de Woody Allen et une carte postale de Montmartre. Dans son essai Je ne suis pas une Parisienne, paru le 11 septembre 2019 aux éditions Stock, la journaliste Alice Pfeiffer revient sur cette figure de la mythologie française, aujourd’hui devenue un objet de consommation mondialisé. Dans les magazines, sur les podiums, dans la littérature et au cinéma, la vision de la “Parisienne” est souvent la même : grande, mince, blanche, elle est pour beaucoup de Françaises une figure excluante. Pourtant avant qu’elle ne devienne un produit marketing, la Parisienne était protéiforme : « Révolutionnaire », « grisette », « prostituée »… Retour sur la fabrique d’un mythe que le monde entier nous envie.

 

Le fil culture | Comment est né le mythe de la Parisienne ? De l’élégance de l’aristocrate à l’allure provocante de la grisette, elle a longtemps été fantasmée par les hommes et les étrangers. Aujourd’hui pourtant, la Parisienne apparaît surtout comme une chimère et un produit marketing.

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